N'oubliez pas ceux qu'ils ont laissés

Légende :

Affiché éditée par le Comité des oeuvres sociales de la Résistance de Seine-et-Oise

Genre : Image

Type : Affiche

Producteur : Comité des oeuvres sociales de la Résistance

Source : © Coll. Centre d'études et musée Edmond-Michelet, ville de Brive. Droits réservés

Détails techniques :

Affiche illustrée en couleurs
Dimensions : 161,2 x 118,3 cm

Date document : 1945

Lieu : France - Ile-de-France

Ajouter au bloc-notes

Analyse média

Affiche signée Lalande incitant à la solidarité en faveur des familles des déportés et victimes des combats de la libération. Elle représente, en rouge, la silhouette d'un homme attaché à un poteau d'exécution, victime de la répression nazie. Au premier plan, un enfant amaigri, vêtu de guenilles, ouvre les bras en signe de dénuement.
L'affiche mentionne que le Comité des oeuvres sociales de la Résistance de Seine-et-Oise est placé sous la présidence d'honneur de M. Léonard, préfet de Seine-et-Oise, et sous la présidence effective de Serge Legranc, président du comité départemental de libération. 


Contexte historique

Les oeuvres sociales de la Résistance naissent dans la clandestinité et se développent dès lors que la répression allemande fait ses premières victimes. Dès 1941, les mouvements de résistance organisent des services d'entraide chargés de secourir les victimes de la répression et leurs familles. Les services sociaux ainsi créés fusionnent en un organisme unique : le Comité des oeuvres sociales des organisations de la Résistance (COSOR). Né en 1943 à Londres, officialisé en février 1944 sous l'autorité du général de Gaulle, il est alors placé entre les mains du Révérend-Père Chaillet de Témoignage chrétien et de Marie-Hélène Lefaucheux de l'OCM. 

Avec la Libération, l'action du COSOR sort de l'ombre et connaît une extension croissante. Chargé par le général de Gaulle et le gouvernement français de secourir toutes les victimes de la répression, le COSOR? qui dépend officiellement du Président de la République, du chef du gouvernement et des ministres concernés (Anciens combattants et victimes de guerre, Intérieur, Santé et Travail), doit faire face aux charges énormes que représentent le rapatriement des déportés, la gestion des veuves et des orphelins... Faire que tout adulte puisse retrouver une raison de vivre, un espoir en des jours meilleurs, faire que des milliers de malades revenus d'Allemagne, les milliers d'orphelins ne soient pas abandonnés à la désespérance, telle est la mission du COSOR. 

A la Libération, la législation française prévoit bien pour la plupart des déportés, pour leurs familles ainsi que pour celles des fusillés, internés et morts en déportation, un régime de pensions ou de mesures appropriées à leurs cas. Mais, pour beaucoup, cette aide reste malheureusement insuffisante. De même, certaines victimes ou familles, non bénéficiaires du régime des pensions, ne peuvent être abandonnées ; c'est le cas notamment des orphelins d'étrangers ayant combattu dans la Résistance.

Ainsi la prise en charge par l'Etat en 1947 de la plupart des victimes de la répression modifie l'action du COSOR qui s'exerce désormais sur les multiples cas isolés échappant totalement ou partiellement au bénéfice de la législation des pensions.

Le 14 novembre 2012 a été décrétée la dissolution du COSOR.


D'après la plaquette "Le Comité des oeuvres sociales des organisations de Résistance", DMPA, 2011.

Père Pierre Chaillet

Marie-Hélène Postel-Vinay, épouse Lefaucheux