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Pierre-Marie Koenig

Légende :

Le général Koenig, commandant en chef des FFI le 1er juin 1944, gouverneur militaire de Paris jusqu’en juillet 1945

Genre : Image

Type : Photographie

Source : © Musée de la Résistance nationale, Champigny-sur-Marne Droits réservés

Détails techniques :

Photographie analogique en noir et blanc

Date document : 26 août 1944

Lieu : France - Ile-de-France - Paris

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Contexte historique

D'une famille originaire d'Alsace, Pierre-Marie Koenig est né le 10 octobre 1898 à Caen (Calvados). Il est, après son baccalauréat, incorporé comme volontaire le 17 avril 1917 au 36e RI. Il est cité à l'ordre de l'armée avec médaille militaire et poursuit la carrière militaire.
Capitaine en 1940, il participe au sein de la 13e demi-brigade de légion étrangère à l'expédition de Norvège. Envoyé en reconnaissance dans le "réduit breton" en juin 1940, il repart en Angleterre où il se met aux ordres du général de Gaulle. Promu chef de bataillon, il participe à la tragique expédition de Dakar (septembre 1940) puis à la campagne du Gabon (novembre) et en 1941 de Syrie. Il acquiert rapidement ses galons : colonel en juin, puis général de brigade à titre temporaire en août 1941. Il prend la tête de la 1ère division légère des FFL en octobre et sert peu après sous les ordres de la 8e armée britannique du général Montgomery qui lui confie en février 1942, la défense de la position de Bir Hakeim où il s'illustre du (26 mai au 10 juin) par sa résistance héroïque et celle de ses hommes, symbole du renouveau de l'armée française.
Il conduit ensuite son unité dans la poursuite des forces germano-italiennes jusqu'en Tunisie. Promu général de division en mai 1943, il est affecté à l'état-major général "guerre" à Alger où il joue un rôle de modérateur entre les forces françaises libres et l'armée d'Afrique oeuvrant pour la réorganisation de l'armée. En avril 1944, il est nommé commandant en chef des forces terrestres en Grande-Bretagne puis délégué du CFLN à Londres (15 avril) et commandant en chef des FFI le 1er juin 1944. Il donne l'ordre de freiner au maximum la guérilla le 10 juin, craignant le massacre des résistants, compte tenu de l'impossibilité de tous les armer. Mais faute de pouvoir revenir en arrière, il conseille le 17 juin de ne pas mobiliser des volontaires non armés. De Londres, il lui est difficile d'avoir prise sur les événements en France. Il fait néanmoins pression sur les Américains pour accélérer les parachutages d'armes. Mais il rencontre de nombreuses difficultés du fait de la dualité des commandements militaires sur la Résistance.
Le comité d'action militaire, organe militaire du Conseil national de la Résistance, entend garder la mainmise sur les initiatives des FFI et prône l'insurrection généralisée. Mais faute de moyens radio, l'influence du COMAC demeure limitée à la région parisienne. L'insurrection est déclenchée en dehors de l'accord de Koenig qui par l'intermédiaire du délégué militaire national Chaban tente de freiner le mouvement. Il arrive en France le 20 août pour accueillir le général de Gaulle qu'il relaie auprès des Américains pour obtenir l'envoi de la 2e DB sur Paris.
A la libération, il succède à Leclerc qui en assurait l'intérim jusqu'à la libération de la capitale, comme gouverneur militaire de Paris jusqu'en juillet 1945, date de sa nomination comme commandant en chef français en Allemagne avec le grade de général d'armée. Il est ensuite ministre de la Défense nationale et fait une carrière politique.

Le général Koenig est décédé le 2 septembre 1970 à l'Hôpital Américain de Neuilly-sur-Seine. Il a été nommé Maréchal à titre posthume en juin 1984.


Christine Levisse-Touzé in DVD-ROM La Résistance en Ile-de-France, AERI, 2004

Mémorial Koenig, Paris XVIIe

Le général Koenig assiste aux manœuvres de la 10e DI près de Nemours

Note de François Huet au général Koenig, 3 août 1944