Maurice Bourgeois

Légende :

Maurice Bourgeois, dit Jacob, puis Bataille, lieutenant commandant du camp de maquisards "Bourgeois", puis capitaine au 1er escadron du 11e régiment de Cuirassiers - ici, entre fin 1944 et 1946

Genre : Image

Type : Photographie

Source : © Archives Famille Huet Droits réservés

Détails techniques :

Photographie analogique en noir et blanc.

Date document : Après-guerre

Lieu : France - Rhône-Alpes - Drôme

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Analyse média

Le capitaine Bourgeois porte le bonnet de police et la fourragère du 11e régiment de Cuirassiers (croix de guerre 1914-1918).


Auteurs : Philippe Huet et Maurice Bleicher

Contexte historique

Maurice Bourgeois est né à Lyon le 15 novembre 1919. Il suit ses études secondaires et sa première année de Sciences politiques à Lyon. Il obtiendra sa capacité en droit à la faculté de Strasbourg, dans les années 1960.
Il effectue d'abord quatre années de préparation militaire (1934-1938) avant de s'engager en 1939. Il fait la campagne de 1940 au sein du 9e régiment de cuirassiers comme maréchal des logis. Il participe au combat de Fleurus. Il est maréchal des logis-chef au 11e régiment de cuirassiers. Il devient l'adjoint du lieutenant Geyer, chef du peloton des élèves gradés. En congé d’armistice en 1943.

Il rallie la Résistance le 1er octobre 1943 au sein du réseau Gallia de la France combattante, comme agent P1. Il rejoint le Vercors le 24 janvier 1944 et remplace le lieutenant Roure, tué à l’ennemi deux jours avant. Il commande alors le camp Bourgeois, comme lieutenant, sous les pseudonymes de Jacob, puis Bataille.
Il participe à la tête du 1er escadron du 11e cuirassiers aux combats de Vassieux. Lors de la dispersion, le 23 juillet, lui et ses hommes accompagnent l'état-major du Vercors depuis Les-Baraques jusqu'à la ferme de Revoulat, puis, le 24 juillet, il part pour tenter de rejoindre le PC du capitane Geyer, en forêt de Lente.

Il participe également à la prise de Romans-sur-Isère et à la libération de Valence et de Lyon. 

Il mène, enfin, les campagnes des Vosges et d’Alsace, et se distingue en particulier devant Huttenheim.

Carrière après-guerre :
Breveté parachutiste en 1947 ; rejoint le 11e parachutiste de choc, en formation. Gravement accidenté lors d’un stage de montagne à Cauterets, il est trépané. Il part en Indochine commander une unité de commandos et s’illustre de novembre 1953 à février 1954 à Kamkent, puis Ban Kang Sang au Laos. Il rejoint en 1955 le 18e régiment d'infanterie parachutistes de choc (RPC) à Alger, puis le 1er régiment des hussards parachutistes (RHP). Nommé chef d’escadrons, il est affecté au 13e régiment des dragons parachutistes (RDP). Délégué militaire départemental de la Saône-et-Loire, il prend sa retraite comme colonel, en juillet 1972.

Plusieurs décennies après la guerre, Maurice Bourgeois a reconstitué avec ses camarades l'ordre de bataille autour de Vassieux.

Il décède le 9 avril 2006 à Sainte-Foy-lès-Lyon (Lyon).

Distinctions :
Commandeur de la Légion d’honneur ; Croix de guerre 1939-1945 et des TOE (six citations, dont deux à l’ordre de l’armée) ; Croix de la Valeur militaire ; Croix du combattant volontaire de la Résistance ; Médaille des FFI.

 

Pour en savoir plus :

La poursuite de la guerre : l'amalgame (G. Giraud)

Exposé du général Molle sur l'amalgame des unités FFI dans la 1re armée française- fin 1944 


Auteur : Philippe Huet, in Actes du colloque Les Militaires dans la Résistance, Ain-Dauphiné-Savoie, 1940-1944, Avon-les-Roches, éd. Anovi, 2010.

Sources :

Archives Famille Huet.