Henri Mennecart

Légende :

Henri Mennecart, dit " Wandhuyt ", chef du maquis Aillot (Tonnerrois, Yonne)

Genre : Image

Type : Photographie

Source : © ARORY - Archives Société d'Archéologie et d'Histoire du Tonnerrois Droits réservés

Détails techniques :

Photographie analogique en noir et blanc extraite du CD-ROM La Résistance dans l’Yonne.

Lieu : France - Bourgogne - Yonne

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Contexte historique

Henri Mennecart est né vers 1910 dans le nord de la France. Il est militant communiste et combat dans les Brigades internationales. Il est  blessé à la bataille de Teruel en 1938. Il en revient avec le grade de sergent. En septembre 1939, il ne répond pas à son ordre de mobilisation et est arrêté puis interné à la maison d'arrêt de Doullens, dans la Somme. Il réussit à s'évader et entre dans la clandestinité sous le nom d'" Emile Wandhuyt ". En 1942, il rejoint le chantier forestier de Vireaux, près de Tonnerre, grâce au capitaine Collet qu'il a rencontré à Paris. Cet officier démobilisé est aussi exploitant forestier.           

A Vireaux, il travaille sur le chantier voisin des parents de Georges Navotte. Ce dernier en fait bientôt la connaissance et découvre son parcours. Au début de 1944, Georges Navotte se tourne vers lui pour former et diriger le nouveau maquis Aillot. Henri Mennecart en prend le commandement au début du mois de mars 1944, dans les bois de l'Hospice. Il est secondé par les adjoints Fernand Botte et Albert Moncomble. Il mène plusieurs opérations de sabotage, comme celle du transformateur de Moutot en mai 1944.           

Il fait preuve d'un grand sang-froid lors de l'attaque de son maquis le 18 juin 1944, en refusant d'ouvrir le feu sur un officier allemand, évitant ainsi un combat meurtrier. Deux jours plus tard, il reconstitue un maquis démembré à Sanvigne, près de Noyers-sur-Serein. Au début du mois de juillet, il épaule " Verneuil " dans sa reconnaissance des Iles Ménéfrier puis l'aide à constituer le régiment Verneuil           

Il prend le commandement de la 1ère compagnie et participe aux combats de la défense d'Avallon, notamment au tunnel de Saint-Moré. Il s'impose comme un véritable meneur d'hommes, dont il est très apprécié. Le 24 août 1944, la 1e compagnie reçoit l'ordre de se poster au sud de Pontaubert pour stopper une colonne allemande. Henri Mennecart et Felix Duval, son conducteur, partent à moto faire une reconnaissance audacieuse. Ils sont surpris par l'ennemi à Fontette et Duval n'a que le temps de faire demi-tour pour repartir. Henri Mennecart est tué d'une rafale de mitraillette dans le dos. C'est Albert Moncomble qui reprend la direction de la compagnie.


Frédéric Gand, « Henri Mennecart », in CD-ROM La Résistance dans l’Yonne, AERI, 2004.