Réfractaires au STO dans la région de Méaudre

Légende :

Réfractaires au Service du Travail Obligatoire (STO) dans la région de Méaudre (Isère), avril 1943

Genre : Image

Type : Photographie

Source : © Collection Marc Serratrice Droits réservés

Détails techniques :

Photographie analogique en noir et blanc ; dimensions : 6 x 9.

Date document : Avril 1943

Lieu : France - Auvergne-Rhône-Alpes (Rhône-Alpes) - Isère - Autrans

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Analyse média

La plupart des réfractaires représentés sont arrivés par groupes, certains du dépôt de la gare de triage de Grenoble, quelques-uns individuellement. Ils sont encadrés par un ancien sous-officier de l’armée, Roméo Secchi, Robert (debout, second à droite).
On notera les tenues civiles hétéroclites : seul le port du béret basque, très en vogue à cette époque, donne une certaine uniformité à ce groupe.


Alain Raffin

Contexte historique

Entre décembre 1942 et début 1943, dans les premiers camps, dits « camps-refuges », les premiers opposants et réfractaires arrivaient en petits groupes provenant d’entreprises touchées par le STO, comme ce fut le cas d'une partie du personnel de la gare de triage de Grenoble. Les arrivées individuelles étaient dues en grande partie à des raisons politiques, raciales, ou encore à des engagements syndicaux.

À partir de mai 1943, un nouveau durcissement du STO astreint au départ la classe 1939, les exemptions de la classe 1942 sont supprimées et les étudiants sont contraints de rejoindre l’Allemagne. En octobre 1943, Jean Bichelonne, secrétaire d’Etat à la production industrielle du gouvernement de Vichy, négocie avec l’Allemagne le statut des usines à main-d’œuvre protégée, dites « usines S ». Ces usines travaillaient uniquement pour l’Allemagne nazie, avec pour conséquences des mutations de travailleurs à l’intérieur du territoire français. À chaque durcissement du régime STO, on observe des arrivées individuelles dans les camps du Vercors jusqu’à la grande montée patriotique de juin 1944.

 

Questions :

Quels étaient les moyens individuels pour rejoindre le maquis du Vercors ?

Quelles étaient les motivations des réfractaires qui rejoignaient le Vercors ?

Étaitent-ils tous disposés à prendre les armes le moment venu ?

Combien quittèrent les camps du maquis et pour quelles raisons ?

 

Pour en savoir plus :

Rejoindre les camps du Vercors - les filières (A. Raffin)

Essai de synthèse - Genèse des camps (A. Raffin)

Typologie, sociologie et origine des camps (A. Raffin et J-W Dereymez)


Auteur : Alain Raffin

Sources :

Témoignages de Gaston Orion, Papoum, du C3 ; de Jean Blanchard, Jeannot, du C5, recueillis par l'ANPCVV - Grenoble.

Biographie de Jean Bichelonne sur Wikipedia.

Notice Wikipedia sur le STO.