Stèles dédiées aux Compagnons de la Libération de Côte-d’Or et aux Médaillés de la Résistance française (1ère partie)
Légende :
Lors de la commémoration de l'Appel du Général De Gaulle le 18 juin 1940, Violaine Démaret, préfète de la région Bourgogne-Franche-Comté, a inauguré à Dijon trois stèles dédiées aux Compagnons de la Libération de Côte-d’Or et aux Médaillés de la Résistance française. Près du Mémorial Général de Gaulle, au sein du square du 18 juin, les noms des 24 résistants sont gravés sur ces stèles.
Genre : Image
Type : Photos
Producteur : Jean-Pierre Petit
Source : © Jean-Pierre Petit Droits réservés
Détails techniques :
Stèles Compagnons de la Libération – Square du 18 Juin – Boulevard Paul Doumer
Lieu : France - Bourgogne - Franche-Comté (Bourgogne) - Côte-d'Or - Dijon
Contexte historique
ALLEGRET, Emile, Joseph
Né le 24/04/1907 à Dijon(21)
Décédé le 22/11/1990 à Vaux sur Mer(17)
Forces Françaises Libres/Capitaine
Compagnons de la Libération – Décret du 28/05/1945
Médaille de la Résistance avec rosette - Décret du 28/12/1944
Service Historique de la Défence Vincennes GR 16 P 8825 et GR P 332
Obligé de cacher son identité, il devient un agent du mouvement de résistance l'Organisation Civile et Militaire (OCM). Après avoir fait partie du groupement du 6e arrondissement de Paris, il effectue des missions de renseignements sur les côtes de l'Atlantique et notamment à Royan où il relève l'emplacement des fortifications et des batteries défenses côtières. Il réussit au cours de cette mission à soustraire des armes et des munitions entreposées dans le sous-sol de l'Hôtel de ville de Royan. Traqué par la Gestapo, il doit quitter la France et réussit, le 24 décembre 1942, à gagner l'Espagne en franchissant les Pyrénées. Il s'engage dans les Forces françaises libres le 25 janvier 1943 à la mission française Gibraltar. Arrivé à Londres, il est incorporé dans les Forces Aérinnes Françaises Libres le 13 février 1943, et affecté le 5 mars 1943 au Groupe de Bombardement « Lorraine », le Squadron 342. Le 23 décembre 1943 puis les 5 et 9 février 1944, il combat contre la lutte antiaérienne allemande. Entre-temps, en janvier 1944, le lieutenant Allegret a pris le commandement de l'escadrille « Metz » et multiplie les opérations de bombardement. Il participe ensuite à la mission historique de protection, par écran de fumée, des troupes de débarquement alliées sur les côtes de Normandie le 6 juin 1944. Gravement blessé en service commandé, le 27 janvier 1945, il termine la guerre avec le grade de capitaine. Il a effectué avec le « Lorraine » 55 bombardements au total dont plusieurs en vol rasant.
-Commandeur de la Légion d'honneur
-Compagnon de la Libération (décret du 28 mai 1945)
-Croix de guerre 1939-1945 (6 citations)
-Médaille de la Résistance française, avec rosette
-Médaille des évadés
-Croix du combattant volontaire de la Résistance
-Médaille de l'Aéronautique
- Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre
• Médaille des services militaires volontaires, argent
• Médaille de la France libérée
DE BAZELAIRE DE RUPPIERRE, Jean Marie Joseph
Né le 18/10/1916 à Paris(75)
Décédé le 01/10/1943 à Constantine(Algérie)
Commandant – Régiment de Marche du Tchad
Compagnon de la Libération – Décret du 23/05/1942
Mort pour la France
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 161611
A l'issue de l'E.S.M. Saint Cur, il est affecté en octobre 1938 comme lieutenant à Cahors au 16e Régiment de tirailleurs sénégalais (16e RTS), il est désigné au bout d'un an pour le Tchad où le surprend la déclaration de guerre. Il commande un peloton méhariste au Tibesti lorsqu'il se rallie à la France libre au moment du ralliement du territoire du Tchad le 26 août 1940. Lors de la première campagne du Fezzan (désert de Libye) en février 1942, il participe à l'attaque du poste de Tédjéré. Lors de la seconde campagne du Fezzan, en janvier 1943, à la tête de ses hommes, il joue un rôle décisif dans la capitulation de la garnison italienne de Gatroun. Le GNT désormais motorisé, il participe à la tête de d'une section de tirailleurs sénégalais, avec la Force L, à la libération de la Tunisie. Au lendemain de la campagne, il reçoit le commandement du GNT. Promu capitaine, il commande dès la création du Régiment de marche du Tchad (RMT) en juillet 1943, la 6e Compagnie du 2e Bataillon du Régiment. Le 22 octobre 1943, aux environs de Constantine en Algérie, Jean de Bazelaire de Ruppierre est tué par une mine au cours d'un exercice de pose et de relève de mines. Il est inhumé à Recey-sur-Ource en Côte d'Or.
• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 23 mai 1942
• Croix de Guerre 1939-45 (3 citations )
• Médaille Coloniale
BRICOGNE, Charles Adolphe
Né le 08/07/1913 à Quincy Le Vicomte(21)
Décédé le 11/06/1942 à Bir Hakeim(Lybie)
Commandant – 1er R.A.F.F.L.
Compagnon de la Libération – Décret du 11/05/1943
Médaille de la Résistance avec rosette – Décret du 24/04/1946
Mort pour la France
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 90624
Service Historique de la Défense – Caen AC 21 P 33865
Il est polytechnicien de la Promotion 1932/1934 et se classe premier à l'Ecole d'application de l'Artillerie de Fontainebleau. Il est affecté ensuite, en 1936, comme lieutenant au 73e Régiment d'artillerie, le "Volant de Lunéville ". Pendant la campagne de France, au cours de laquelle son frère cadet, Michel, trouve la mort près d'Arras, il est capitaine et tient tête à un important groupe de chars ; lors de la retraite de son unité vers la Manche, sa batterie détruit un nombre important de chars ennemis. Mais, acculé à la mer, les munitions épuisées, il est fait prisonnier avec les survivants de son unité à Saint-Valéry-en-Caux. Il s'évade, passe la ligne de démarcation et se fait affecter en Syrie, où il prend le commandement d'un des escadrons de Tcherkesses du colonel Collet. C'est avec lui qu'il rejoint la France libre en mai 1941. Il est chargé, par le commandant Laurent-Champrosay de former le 2e groupe du 1er Régiment d'artillerie des Forces françaises libres (1er RAFFL). En décembre 1941, au sein de la 1ère Brigade française libre du général Koenig, ce sera le départ pour le désert de Libye. A la poche d'Halfaya, ses obus écraseront les Allemands. Il participe à l'avance sur Mechili et aux manœuvres en retrait sur Gazala. Charles Bricogne est de toutes les sorties, des toutes premières Jock Column, unités mixtes où automitrailleuses, fantassins portés et canons tractés qui vont chercher l'ennemi sur son terrain. A Bir Hakeim, il fait fonction de commandant en second du Régiment et brise plusieurs attaques de l'adversaire sur le Fort. Lors de la sortie de vive force, dans la nuit du 10 juin au 11 juin 1942, en tête des tracteurs qui remorquent les canons en état, il disparaît dans la bataille. Son corps ne sera jamais retrouvé.
• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 11 mai 1943
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille de la Résistance avec rosette
BRIOUT, Pierre Louis
Alias : Pelle - Pierre Le Dûr - Pierre Blanche - Louis Parrot
N é le 30/05/1915 à Is sur Tille(21)
Décédé le 15/06/1944 à Crux la Ville(58)
Forces Françaises Combattantes
Sous/Lieutenant
Compagnon de la Libération - Décret du 07/07/1945
Médaille de la Résistance française – Décret du 31/03/1947
Mort pour la France
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 91470 – GR 28 P 43026 – GR 28 P 1117
Service Historique de la Défense – Caen AC 21 P 34167
Il s’engage au titre du corps des équipages de la flotte, et y sert jusqu’en février 1937. Rappelé le 2 septembre 1939 dans la Marine au 5e Dépôt, comme quartier-maître mécanicien, il sert sur un pétrolier avant d'être démobilisé le 15 avril 1941 ; Il se met en rapport avec la Résistance de Lons-le-Saunier et fait des liaisons entre Ambérieux, où il a trouvé du travail à l'usine d'aviation, et la zone interdite du Jura pour repérer des terrains d'atterrissage. Par l'intermédiaire de la Résistance de Lons-le-Saunier, il découvre une filière d'évasion par l'Espagne. Il franchit la frontière espagnole le 16 février 1943 et arrive en Angleterre le 5 juin 1943. Engagé dans les Forces françaises libres le 5 juillet 1943, il se porte volontaire pour des missions spéciales du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA). Parachuté dans l'Ain le 25 novembre 1943 comme chargé de mission de 3e classe, avec Marcel Suarès alias « Fléau » dans le cadre de la mission "Patchouli". Ils sont rejoints un mois plus tard par François Fouquat alias « Cisailles ». Leur mission consiste à neutraliser par des actions de sabotage les principales usines de roulements à billes et d'armement de la région parisienne afin d'éviter aux alliés de devoir recourir à des bombardements mettant en péril la vie de la population civile française. Entre les mois de février et mai 1944, il participe avec succès au sabotage des roulements à bille Timken, Malicet et Blin et des Ets Rossi (S.P.R.), des usines Bronzavia, Renault-Billancourt (pont de roulement de montage et 8 chars de 32 tonnes détruits) et de la Sté Hotchkiss à Clichy (fabrique d'armement et plaques de blindage). Sur ordre de son chef, André Rondenay, le sous-lieutenant Briout rejoint avec « Fléau » et « Cisailles » le maquis de Lormes dans le Morvan en juin 1944 où il participe à la destruction de 8 écluses sur le canal du Nivernais. Le 15 juin 1944, au retour d'un parachutage, alors qu'il assurait personnellement le transport de l'armement au maquis, il est arrêté par une colonne allemande avec plusieurs camarades, parmi lesquels François Fouquat. Blessés, ils sont brutalement achevés par les Allemands, à Crux la Ville près de Saint-Saulge dans la Nièvre.
• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 juillet 1945
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille de la Résistance française
CHEVALIER, Camille
Alias : Maurice - Louis BAYARD.
Né le 09/01/1899 à Dijon.
Décédé le 18/08/1942 à Dijon(21)
Forces Françaises Combattantes – Réseau ALI FRANCE - Capitaine
Compagnon de la Libération – Décret du 16/08/1944
Médaille de la Résistance – Décret du 05/07/1951
Mort pour la France
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 127084
Désireux d'agir, il forme avec des amis, un groupe de résistance dès 1940. Chalon se trouvant sur la ligne de démarcation, il se « spécialise » rapidement dans l'aide aux prisonniers de guerre français évadés qu'il héberge, nourrit et fait passer en zone sud, grâce à de multiples complicités et l'aide de son épouse Jeanne. Entré en relation avec Joseph Dubar, chef du réseau de renseignements belge "Ali France", il entre dans l'organisation en 1941. Son domicile sert de boîte aux lettres à "Ali France" ainsi qu'au réseau de renseignements militaires britannique "Gloria SMH" dont il fait également passer le courrier en zone sud. Début 1942, Camille Chevalier élargit son activité de passeur aux militaires alliés et notamment aux belges cherchant à rejoindre la Grande-Bretagne. On estime que plusieurs centaines de personnes auront eu recours à ses services. Le 11 juillet 1942, un agent de la Gestapo se présentant comme un évadé vient frapper à sa porte. Reçu comme les autres, Chevalier lui établit une fausse carte d'identité avant de passer en zone libre pour porter le courrier du réseau. En son absence, Madame Chevalier s'inquiète car, au lieu de rester caché en attendant le passage de la ligne, "l'évadé" sort plusieurs fois en ville. Le 13 juillet, Camille Chevalier est de retour. Dans la soirée, alors qu'il dîne chez lui en compagnie de plusieurs amis résistants dont Simone Monier, responsable à Dijon de l'hébergement de prisonniers de guerre évadés, la Gestapo survient et arrête tout le monde sur la dénonciation de l'agent de la Gestapo infiltré. Madame Chevalier est libérée le 5 août. Transféré le 25 juillet à la prison de Dijon, jugé le 6 août, Camille Chevalier est condamné à mort, en même temps que Simone Monier qui sera finalement internée en Allemagne et libérée en 1945. Camille Chevalier est fusillé le 18 août 1942 à Dijon.
• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 16 août 1944
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille de la Résistance
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille des Internés et Déportés
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Chevalier de l'Ordre de Léopold (Belgique)
• Croix de Guerre Belge
• Médaille de la Résistance (Belgique)
• Médaille Commémorative de la Guerre 1940-1945 (Belgique)
CHEVIGNARD, Bernard
Né le 16/02/1913 à Le Havre(76)
Décédé le 15/03/1944 au Mont Valérien(92)
Forces Françaises Combattantes – Réseau Turma Vengeance
Compagnon de la Libération – Décret du 20/01/1946
Mort pour la France
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 127794
Devançant l'appel, il effectue son service militaire au 8e Régiment de dragons et suit le peloton 'élève sous-officier de réserve. Promu maréchal des logis en avril 1934, il termine son service au 3e Bataillon de dragons portés à Lunéville. Bernard Chevignard est rappelé fin août 1939, à la veille de la déclaration de guerre, dans la cavalerie comme maréchal des logis au 73e GRDI. Cité à l'ordre de la Division lors de la campagne de France, il est fait prisonnier vers le 20 juin et est interné à Reims d'où il réussit à s'évader en septembre 1940. De retour à Paris, il passe clandestinement en zone libre et est démobilisé en octobre 1940. Sans avoir pu trouver de structure, il se livre alors "en amateur" à des sabotages contre l'armée allemande. En mars 1943, Bernard Chevignard rencontre le Dr Wetterwald, fondateur avec le Dr Vic-Dupont du réseau "Turma-Vengeance". Le Dr Wetterwald le charge de constituer et d'entraîner une section spéciale, chargée de protéger les membres du mouvement et de réaliser des sabotages et des attentats. Dépourvu de moyens, il parvient néanmoins à recruter, à armer, à habiller un groupe d'action puis à organiser deux sections en volant aux Allemands voitures, essence, armes, uniformes et papiers lors d'une succession d'opérations extrêmement risquées qu'il dirige personnellement. Il participe notamment, le 16 juin 1943, à l'exécution d'une sentinelle aux environs du viaduc de Chantilly où se prépare un sabotage et met également au point la destruction de la ligne téléphonique Paris-Bruxelles-Berlin. A Paris, avec son jeune adjoint Michel Pelletier, il fait plusieurs coups d'éclats sous les yeux des Allemands, comme des vols de voiture, à cinq reprises, rue Lauriston et avenue des Champs-Elysées en août 1943. Par deux fois, il est poursuivi à travers Paris par les autorités qui tirent sans parvenir à l'atteindre. Au total, la section spéciale de "Vengeance" réussit une centaine d'actions sous sa direction. Le 22 août 1943, il est surpris à la piscine Molitor où il tentait de s'emparer d'uniformes allemands. Bernard Chevignard réussit à s'échapper en passant à travers une baie vitrée, mais il est rattrapé dans la rue, sous les yeux de sa sœur qui l'attendait avec une bicyclette. Interné à la prison du Cherche-midi, il est livré aux Allemands en septembre 1943. Transféré à Fresnes, il est torturé à plusieurs reprises. Le 3 mars 1944, il est condamné à mort par un tribunal militaire allemand, à la suite des aveux de Koulmann. Le 15 mars 1944, il est fusillé au Mont Valérien à Suresnes.
• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier 1946
• Croix de Guerre 1939-1945 (2 citations)
CORTOT, Louis Lucien
Alias LIP
Né le 26/03/1925 à Sombernon(21)
Décédé le 05/03/2017 à Saint Mandé(94)
Forces Françaises de l'Intérieur/F.T.P.F.
Compagnon de la Libération - décret du 8 novembre 1944
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 143877
Très rapidement, au début de l’année 1941, à l’âge de 15 ans, il rejoint la résistance tout comme son frère aîné, Jean Cortot. Entré en contact avec l’Organisation spéciale (OS) du Parti communiste, il manifeste son désir de participer à l'action directe. C’est dans l’usine dans laquelle il travaille qu’il confectionne les bombes qu’il va utiliser lors de ses missions. Louis Cortot réussit avec brio de nombreuses opérations ; il provoque ainsi avec son groupe le déraillement d'un train de tanks provenant des usines Renault, rend inutilisable un transformateur disjoncteur à Issy-les-Moulineaux en mai 1942 et participe au grenadage d’un convoi de jeunesses hitlériennes à Trappes. En juillet 1942, au sein des Francs-Tireurs et Partisans (FTP), son groupe fait sauter le bureau du Rassemblement national populaire (RNP) à Boulogne-Billancourt, puis détruit à l’explosif le bureau d’embauche des ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne de Courbevoie. En décembre 1942, il prend part à l’attaque à la bombe de la maison de la Gestapo rue de Bussy à Paris. En janvier 1943, il devient chef de groupe et participe notamment, en novembre 1943, au sabotage de la centrale électrique d’Issy les Moulineaux. En janvier 1944, sous les ordres de son frère Jean (alias capitaine Buick), Louis Cortot rejoint les FTP de Seine-et-Marne pour participer à l'implantation d'un maquis à Saint-Mammès. En mai, juin et juillet, il prend part à des attaques de convois allemands en Seine-et-Marne. A partir de mai 1944, nommé aspirant et commandant de trois groupes de 15 hommes, il est également chargé des liaisons entre l’état-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) de Seine-et-Marne et celui de Paris. Le 26 août 1944, il est très grièvement blessé à la face à Lieusaint en Seine-et-Marne, par des éclats de balles explosives, au cours des combats de la libération, faisant, malgré cela, preuve d'un grand courage et de sang-froid en n'acceptant que sur ordre formel de rejoindre un poste sanitaire. Le 11 novembre 1944, il est décoré de la croix de la Libération par le général de Gaulle à l'Arc de Triomphe.
• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 8 novembre 1944
• Croix de Guerre 39/45 (1 citation)
• Croix du Combattant 39/45
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
DEBEAUMARCHE, Edmond Paul
Alias Dury – Roux -Henry - L'Ami
Né le 15/12/1906 à Dijon(21)
Décédé le 28/03/1959 à Suresnes(92)
Forces Françaises Combattantes – Réseau PTT
Compagnon de la Libération - décret du 19 octobre 1945
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 161644 – GR 28 P 444623 – GR 28 P 1128
Service Historique de la Défense – Caen AC 21 P 659921
Mobilisé en septembre 1939 en qualité de sergent radio dans l'Armée de l'Air, il est démobilisé en juin 1940 comme sous-lieutenant. Refusant la défaite, il entreprend ses premières actions de résistance. Edmond Debeaumarché, dès 1940, rentre dans la résistance. Il contribue à l’organisation d’un réseau clandestin de transport et d’acheminement de courrier et d’armes dans des voitures postales. Il réussit à se procurer les trois codes secrets de Darnand et de la Milice. Avec l'aide d'Horvais, il se procure la copie de tous les télégrammes chiffrés qui transitent par le central télégraphique de Paris. La traduction de ces documents est communiquée chaque jour au capitaine Portalis (alias Billy), du service de renseignements interallié. Il participe activement à la structuration de ce réseau pour Londres via Concarneau. Il transporte également des armes dans les voitures postales pour la Confrérie Notre-Dame (CND). En 1943, il entre en contact avec l’Organisation Civile et Militaire (OCM). À l’automne 1943, la CND est démantelée mais Debeaumarché contribue à la réorganisation de ce réseau : il devient la cheville ouvrière du transport. Il contribue à la mise au point du plan de sabotage des communications des Allemands et de contre-sabotage des stations susceptibles de servir les armées alliées. Le 3 août 1944, il est arrêté par la Gestapo avec deux adjoints, Louis Tanty et Marcelle Guérin, dans un café près de la gare Montparnasse à Paris. Interrogé très durement rue des Saussaies, il refuse de parler. Interné à Fresnes, il est déporté le 15 août 1944 depuis la gare de Pantin vers le camp de Buchenwald. Le 3 septembre 1944, il est expédié à l'usine souterraine de Dora où s'effectue le montage des V1 et V2. Se donnant pour ingénieur électricien, il participe à la fabrication des V1. Accusé rapidement de sabotage, il est transféré le 3 novembre 1944 à la prison de Nordhausen. Le 17 novembre, il retourne à Dora d’où, devant l'avance des Alliés, il est évacué vers Bergen-Belsen le 5 avril 1945. Il est libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945 et rapatrié en France le 27 avril.
- Grand Officier de la Légion d'Honneur
-Compagnon de la Libération - décret du 19 octobre 1945
-Croix de Guerre 1939-45 avec palme et étoile d'argent
-Medal of Freedom (USA)
-Officier de l’Ordre de la Couronne (Belgique)
-Croix de Guerre 1940 avec palme (Belgique)
-Commandeur de l’Ordre Royal (Cambodge)
-Commandeur du Ouissam Alaouite (Maroc)
DUPUIS, Louis
Alias Canet
Né le 10/06/1921 à Beaune(21)
Décédé le 20/11/1944 à Hyeres(83)
Forces Françaises de l'Intérieur – Bataillon de marche 11 - Lieutenant
Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
Médaille de la Résistance avec rosette – Décret du 31/03/1947
Mort pour la France
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 202704
Il entre à l'E.S.M. de Saint-Cyr en 1939. Promu sous-lieutenant en mars 1940, il est évacué de Dijon vers Bordeaux avec son unité devant l'avancée allemande. Refusant l'armistice, il s'évade de France le 21 juin 1940 de Saint-Jean-de-Luz sur le Batory, bateau rapatriant des troupes polonaises en Angleterre, en compagnie de trois camarades parmi lesquels Charles Rossignol. Engagé dans les Forces françaises libres, il est affecté comme instructeur au Bataillon de Chasseurs de Camberley pendant un an. A sa demande, il est affecté sur un théâtre d'opérations et rejoint le bataillon de marche n° 11 (BM 11) à sa formation en octobre 1941 au Levant. Louis Dupuis reçoit ses galons de lieutenant en mars 1942 et, en avril, le Bataillon devenu opérationnel, rejoint les rangs de la 2e Brigade française libre du général Cazaud dans le désert de Libye. Très aimé de ses hommes et apprécié de ses supérieurs, il commande la 5e compagnie du BM 11 et conduit ses tirailleurs avec succès dans les combats de Libye et d'Egypte en 1942. Cité pour les opérations d'El Alamein, il prend part à celles de Tunisie en mai 1943. Louis Dupuis se distingue ensuite lors de la campagne d'Italie notamment du 17 au 24 mai 1944 lors de l'attaque de Chiaia puis du Rio Forma Quesa et de Pontecorvo. Il débarque en Provence à la mi-août 1944. Pendant la bataille de Toulon, au cours d'une action en direction de La Crau, le lieutenant Dupuis devant rétablir d'un versant à l'autre les communications téléphoniques, décide de le faire lui-même, s'exposant aux tirs des snipers allemands. C'est alors qu'il est tué par une balle explosive le 20 août 1944 à Hyères (Var).
• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille de la Résistance avec rosette
• Médaille Coloniale avec agrafes "El Alamein", "Tripolitaine", "Tunisie"
EGGS, Rudolf Robert
Alias : Robert Goldbin
Né le 23/03/1915 à Brebach-Saarbrücken(Allemagne)
Décédé le 04/05/2011 à Beaune(21)
Foces Françaises Libres - 13° D.B.L.E. - 3° R.E.I. - Commandant
Compagnon de la Libération – décret du 28/05/1945
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 207756
Le 12 juin 1936, il s'engage dans la Légion étrangère.
Affecté à Sidi-Bel-Abbès en 1937, il est promu au grade de caporal. L'année suivante il sert au Maroc, au 3e REI. En avril 1940, nommé sergent, il est affecté à la 13e Demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) avec laquelle il participe à la campagne de Norvège en mai 1940. Rudolf Eggs embarque de Narvik pour Brest en juin 1940 puis, évacué sur l'Angleterre avec le corps expéditionnaire français, s'engage dans les Forces françaises libres le 1er juillet 1940, sous le nom de Robert Goldbin. En juin 1941, avec la 13e DBLE, il combat en Syrie. Promu adjudant en octobre 1941, il commande la section de mortiers du 1er Bataillon de Légion étrangère (1er BLE). Il prend part aux campagnes de Libye, d'Egypte et de Tunisie et est promu adjudant-chef en juillet 1943. En avril 1944 il débarque en Italie avec la 1ère Division française libre et est cité à l'ordre du corps d'armée pour avoir obtenu le meilleur rendement de ses hommes pendant les opérations. Le 16 août 1944, il débarque en France, à Cavalaire. Durant la campagne de France, il obtient de ses pièces des résultats magnifiques. Blessé par éclats d'obus à Autun le 10 septembre 1944, il se distingue notamment au Mont des Oiseaux, où ses tirs efficaces amènent la reddition d'un point d'appui ennemi tenu par plus de 300 hommes. Il s'illustre encore le 27 janvier 1945 en Alsace, au cours de l'attaque de Grussenheim où, malgré les bombardements violents et les tirs de chars ennemis, il se poste résolument à l'avant pour repérer les objectifs. Il y échappe de peu à la mort, ayant été blessé par une arme antichar. Rudolf Eggs termine la guerre avec le grade d'adjudant-chef et retourne en AFN avec son unité en août 1945. Promu sous-lieutenant à titre étranger en mars 1946, il part pour l'Indochine (1946-1954) où il commande toujours la section de mortiers du 1er BLE de la 13e DBLE et est cité à l'ordre du corps d'armée. Il reçoit ses galons de lieutenant en 1948 et est blessé par balle à Luong Phai au Tonkin en juin 1949 ; de nouveau cité en 1949 et en 1953. De 1954 à 1957, il sert au Maroc comme commandant de compagnie de combat au 4e REI et reçoit une fois encore une citation. Promu capitaine en décembre 1956, il sert en Algérie de 1957 à avril 1959 et y reçoit une citation. Il est ensuite en poste à Strasbourg jusqu'en juin 1960. De juillet 1960 à juin 1962 il sert de nouveau en Algérie au 3e REI et y reçoit deux nouvelles citations. D'août 1962 à 1964, le capitaine Eggs sert à Madagascar avant de prendre sa retraite comme commandant. Il reçoit la nationalité française par décret du 2 novembre 2007.
• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 28 mai 1945
• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
• Croix des TOE (3 citations)
• Croix de la Valeur Militaire (4 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes "Erythrée", "Libye", "Tunisie", "E-O"
• Croix du Combattant
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Médaille des Blessés
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative 39/45
• Médaille Commémorative de la Campagne d'Italie
• Médaille Commémorative de la Campagne d'Indochine
• Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l'Ordre en AFN
• Médaille de la Reconnaissance du Roi de Norvège.
• Chevalier du Nicham Iftikar
• Officier du Nicham El Anouar
FOURNIER DE LA BARRE, Louis
Né le 29/04/1921 à Vaux-Saules(21)
Décédé le 18/12/1969 à Montcresson(45)
Forces Françaises Libres – 2° D.B.
Compagnon de la Libération – décret du 09/09/1942
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 231724
Refusant l'armistice, il rejoint Londres par Saint-Jean-de-Luz le 27 juin 1940 et s'engage dans les Forces françaises libres. Il est affecté comme soldat de 2e classe à la 2e compagnie de chars puis, le 15 août 1940, à la 1ère Compagnie de transport. Il participe à toutes les campagnes des FFL : l'Erythrée contre les Italiens début 1941, la Syrie contre les forces de Vichy en juin 1941 puis la Libye contre les troupes italo-allemandes. En juin 1942, à Bir-Hakeim, il réussit l'exploit de pénétrer dans la position encerclée en forçant les défenses ennemies. En juin 1943, il est muté à la Compagnie antichar n°5 puis, quatre mois plus tard, à la 2e Division blindée du général Leclerc, au 22e Groupe de FTA. Affecté ensuite à la 1ère Armée française du général de Lattre de Tassigny, il prend part à la campagne de France (Provence, Vosges, Alsace) et termine la guerre en Allemagne avec le grade de caporal-chef. Démobilisé en janvier 1946, Louis Fournier de la Barre est Conseiller municipal de Paris de 1947 à 1953. Réengagé en juillet 1953, il sert au sein du 4e Régiment d'infanterie coloniale en Indochine en 1954 puis, l'année suivante, est affecté au 3e RIC à Rueil-Malmaison avant de servir au 1er RIC en Algérie d'août 1955 à mai 1957. Il est admis à la retraite le 31 août 1963.
• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la libération - décret du 9 septembre 1942
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre avec palme
• Military Medal (GB)
• Mention in a Despatch (GB)
GUILLOT, Maxime Julien
Alias : Julien Pacaud -Roger Duchesne
Né le 01/01/1900 à Bruailles(71)
Décédé le 20/01/1944 à Dijon(21)
Forces Françaises de l'Intérieur – Forces Françaises Combattantes/Action D
Compagnon de la Libération – Décret du 20/01/1946
Médaille de la Résistance – Décret du 28/04/1959
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 622033 et 200521
Incorporé en 1920 au 3e Régiment d'Infanterie à Belfort, il sert ensuite sur sa demande au Maroc au 2e Zouaves. Démobilisé en 1922, il entre à la SNCF comme manoeuvre aux ateliers de Dijon Perrigny. Militant socialiste, il achète avec son épouse Lucie, dans les années trente, un café à Chenôve en Côte d'Or puis un café restaurant, le Grand Saint Vincent. Mobilisé sur place en 1939, aux ateliers de Perrigny, il reçoit l'ordre de se replier dans le Rhône puis, après l'Armistice, reprend la direction du Grand Saint Vincent. Il se sert de son établissement pour héberger, habiller et faire passer en zone libre des prisonniers français internés au camp de Longvic. Dès le début de 1941 la résistance s'organise et Maxime Guillot établit un étroit contact avec les organisations de résistance de cheminots ainsi qu'avec des éléments de groupes francs. En 1943, sous le nom de Julien, il organise et dirige de nombreux sabotages avec le groupe d'action immédiate dit "Groupe Charlie", qui se distingue au cours des mois de juin et de juillet par ses opérations de sabotage des câbles téléphoniques et des réseaux de Télécommunication. En juillet 1943 il s'engage également dans le Bureau des Opérations aériennes (BOA) de la Région D où il est rapidement chargé de diriger les opérations aériennes dans le département de Saône-et-Loire. Le mouvement de résistance OCM (Organisation civile et militaire) le nomme officier, chargé de mission des Forces françaises combattantes. Toutes ces activités le font bientôt rechercher par la Gestapo à laquelle, aux mois de novembre et décembre 1943, il échappe de justesse à plusieurs reprises. Malgré la responsabilité d'une famille nombreuse et des risques toujours accrus, Maxime Guillot refuse d'abandonner son poste et les sabotages succèdent aux sabotages. Au mois de janvier 1944, il tombe dans une souricière, montée par la Gestapo à Chagny. Appréhendé, il n'hésite pas, au moment de monter en voiture, à sortir le revolver qu'il avait réussi à dissimuler et à abattre un des Allemands, en blessant un deuxième. Bien que blessé lui aussi, il parvient à s'échapper sous le tir de l'escorte des policiers. Quinze jours plus tard, le 29 janvier, il est de nouveau cerné dans un café de Dijon, le Brocot, où il se rendait à un rendez-vous avec des responsables du BOA. Une fois encore, il joue le tout pour le tout, abat deux Allemands. Blessé aux jambes, il tombe et se voit sur le point d'être pris. Avec un sang-froid extraordinaire, il avale un important document dont il était porteur et se tire une balle dans la tête pour éviter de donner des renseignements à l'ennemi ainsi qu'il l'avait maintes fois répété à ses camarades. Ses obsèques, le 2 février 1944, au cimetière de Chenôve, se déroulèrent devant plusieurs milliers de personnes. Le maire de Chenôve, Michel Naudot, rendu responsable par la Gestapo de cette manifestation patriotique, est arrêté. Il mourra en déportation.
• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier 1946
• Croix de Guerre 1939-1945 avec palme
• Médaille de la Résistance
GUYOT, Marius
Né le 23/01/1918 à Mornay(21)
Décédé le 25/09/2006 à Gray(70)
Forces Aériennes Françaises Libres
Compagnon de la Libération – Décret du 17/11/1945
Médaille de la Résistance – Décret du 31/03/1947
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 282302
Engagé volontaire en 1935, il entre à l'école des apprentis-mécaniciens de l'Armée de l'Air à Rochefort. En 1937, il est affecté à la 54e Escadre au Bourget. En juin 1939, il sert comme sergent à Djibouti.
En septembre 1940, il est dirigé sur le Tchad, via l'Egypte où, après une admission dans la Royal Air Force à Héliopolis, il signe un engagement dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL), il parvient à Fort-Lamy en novembre 1940.
Il participe aux opérations de Koufra en appui de la Colonne Leclerc en février-mars 1941 comme mécanicien mitrailleur sur Lysander.
Promu sergent-chef, il passe sur Glenn Martin Maryland et prend part en mars 1942, avec le Groupe de bombardement "Bretagne" aux opérations du Fezzan (Libye).
Marius Guyot est par la suite incorporé, en qualité de mécanicien mitrailleur, et participe à plus de 70 missions.
Il se distingue avec son équipage au cours de l'offensive sur les voies de communication du nord de l'Italie, dans des expéditions rendues souvent difficiles du fait de la DCA ennemie.
Il participe ensuite avec succès à des missions sur des objectifs parfois très défendus, notamment les 29 juin, 1er, 3, 7 et 10 juillet 1944, revenant plusieurs fois avec un appareil touché par la DCA. Son équipage est également cité pour ses missions effectuées sur les côtes françaises, notamment celles des 11, 13 et 18 août 1944, au moment du débarquement de Provence, sur une batterie côtière, ainsi que pour sa participation aux attaques violentes déclenchées en septembre 1944 contre la ligne Gothique (région de Florence en Italie).
Il s'avère un élément des plus précieux pour son équipage, notamment lors des nombreuses missions accomplies sur l'Allemagne de décembre 1944 à mars 1945, participant à trois reprises aux attaques des ponts du Rhin, au bombardement d'un dépôt de munitions particulièrement bien défendu dans le Palatinat, et à l'offensive contre la ligne Siegfried.
De 1947 à 1950, il est chef de piste au groupe Bretagne, à Thiès, Sénégal, comme lieutenant, puis de 1951 à 1954, chef des services techniques du Groupe de transport 2/61 au Bourget avec le grade de capitaine.
De 1954 à 1956, le commandant Guyot est adjoint technique de la Base aérienne 160 au Sénégal.
De 1957 à 1960, chef des services techniques de la Base aérienne 149 à Alger, il effectue plus de 47 heures de vol dont 22 heures 40 en zone d'insécurité et est cité à l'ordre de l'Escadre aérienne.
De 1960 à 1962, il est commandant et adjoint au général commandant l'Ecole technique de l'Armée de l'Air à Rochefort sur Mer.
En avril 1977, il quitte l'Aérospatiale pour prendre sa retraite dans son village natal de Côte d'Or.
• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Commandeur de l'Ordre National du Mérite
• Croix de Guerre 39/45 (6 citations)
• Croix de la Valeur Militaire
• Médaille de la Résistance
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Croix du Combattant
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Médaille Coloniale avec agrafes " Koufra", "Fezzan-Tripolitaine", "AFN"
• Médaille de l'Aéronautique
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative 39/45 avec agrafes "Afrique", "Italie", "Libération", "Allemagne"
• Médaille Commémorative de la Campagne d'Italie
• Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et du Maintien de l'Ordre avec agrafe "Algérie"
• Médaille d'Honneur du Service de Santé de l'Air
• Presidential Unit Citation (USA)
• Officier de l'Etoile Noire (Bénin)
• Officier du Nicham El Anouar
HUGO, Georges Fernand
Né le 03/04/1915 à Dijon(21)
Décédé le 01/03/1984 à Pont d'Ain(01)
Forces Françaises Libres – 1° D.F.L. - B.M. 1
L/Colonel
Compagnon de la Libération - décret du 4 juillet 1944
Service Historique de la Défense – Vincennes GR 16 P 298356
En 1935, il entre à Saint-Cyr et en sort deux ans plus tard avec le grade de sous-lieutenant. Affecté au 3ème Régiment d'Infanterie Coloniale en août 1937, il part pour Dakar l'année suivante. Il est au Niger quand il entend l'annonce de l'armistice de juin 1940. Refusant la défaite, il rejoins la France Libre en juillet 1940. Engagé dans les Forces Françaises Libres à Brazzaville, il est affecté au Bataillon de Marche n°1 (BM 1) et participe aux campagnes du Gabon, du Soudan anglo-égyptien et de Syrie au cours de laquelle il est blessé par balle à la tête de sa compagnie, le 19 juin 1941, au Djebel El Kelb. Nommé capitaine en septembre 1941, il est affecté au BM 11 dès sa création et prend part avec son bataillon, au sein de la 1ère Division Française Libre, aux campagnes de Libye et d'Egypte, notamment à l'Himeimat (El Alamein). En Tunisie, il tire de nouveau le meilleur rendement de sa compagnie sous le feu de l'ennemi. En particulier, dans la nuit du 9 mai 1943, il conduit ses hommes à travers les champs de mines en poussant à l'intérieur des lignes allemandes et ramène son unité au complet. En Italie, commandant la 6ème compagnie, il est de nouveau très sérieusement blessé par balles au cours de l'attaque d'une maison fortement défendue le 17 mai 1944 à Casa Chiaia. Après la guerre, il sert en Indochine et est une nouvelle fois blessé par des éclats d'obus, à Saigon le 8 avril 1946. De retour en France en 1949 il est promu chef de bataillon et repart pour servir en Indochine de 1950 à 1953. Nommé lieutenant-colonel, il retourne en métropole en 1959 et est affecté au 63ème Régiment d'Infanterie de Marine (63ème RIMa) stationné en Algérie. En 1961, il est muté au 9ème RIMa, toujours en Algérie, dans le secteur de Bordj-Menaiel. En 1970, il reçoit ses étoiles de général de brigade et est nommé adjoint au général commandant la 3ème Région militaire. En 1972, il est admis en 2ème section.
• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 4 juillet 1944
• Grand Officier de l'Ordre National du Mérite
• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
• Croix de Guerre des TOE (1 citation)
• Croix de la Valeur Militaire (2 citations)
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Médaille des Evadés
• Médaille Coloniale
• Commandeur de l'Etoile Noire (Bénin)
• Commandeur du Nichan El Anouar
• Officier de l'Ordre Royal du Cambodge
Jean-Pierre Petit
Sources : Sites
-Ordre de la Libération
-Mémoire des Hommes
-Le Bien Public


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