Henri DURU

Alias "René Delporte"
Né(e) le/en 04/06/1921 à Soissons (Aisne)
Profession en 1940 : Engagé volontairement dans l’armée de l’Air
Domicile en 1940 : Soissons (Aisne)
Etat-civil
Profession en 1940 : Engagé volontairement dans l’armée de l’Air
Domicile en 1940 : Soissons (Aisne)
Résistance
Organisation de Résistance : FTPF Oise
Commentaires
Henri Duru entre dans la clandestinité en octobre 1942 et rejoint ensuite des maquis en Côte-d'Or et dans l'Oise. En octobre 1943, Henri Duru alias « René Delporte » rejoint le réseau FTP Grand Ferré qui se constitue dans l’Oise et plus particulièrement le maquis de Néry - Saint-Sauveur - Béthisy-Saint-Pierre de la 14e compagnie FTP. Nommé chef de section en décembre 1943, il participe activement aux opérations de sabotage contre les intérêts allemands, ciblant notamment au
printemps 1944 les lignes de communication et les voies ferrées du secteur. A compter d’octobre 1943, Henri Duru sert sous les ordres de Charles Sacksteder, ingénieur de la
manufacture d’allumettes SEITA de Saintines et commandant de la 14e Compagnie FTP du groupe Grand
Ferré. Il participe à la formation des jeunes volontaires dans le maquis de Saint-Sauveur et aide à la
transformation de la compagnie en mai 1944 où il devient chef d’un détachement de 25 hommes. Il est
nommé adjoint au capitaine Stacksteder en juin 1944. Sacksteder est lui-même sous les ordres du
lieutenant-colonel Fromonot, chargé en février 1944 de coordonner les composantes FFI de l’Oise,
avec la mission de les unifier sous son commandement non sans difficultés. Bien que dans les
préparatifs du soulèvement de Paris, Rol-Tanguy doit organiser lui-même fin juin 1944 les factions
locales de l’Oise, difficiles à unifier. Fromonot nomme Henri Duru lieutenant, un grade que la
commission régionale sur l’appartenance aux forces françaises de l’intérieur confirmera en 1948 mais
qui lui est refusé en 1951. Il y sera requalifié du grade d’adjudant.
Le 14 juin 1944, Henri Duru, chef de détachement, dirige une mission de transport d’armes entre
Laversines et Carlepont. « René » et ses quatre compagnons (le chef de section André Calderon alias
« Thomas », André Léger « Bébert », Bernard Guillissen dit « Bernard », et un volontaire russe,
Grégoire) sont accompagnés d’un officier interallié, René Demarcq. Le groupe vient d’acheminer des
armes et des explosifs parachutés pour les opérations de soutien au Déparquement en Normandie et
revient en vallée d’Automne. Entre Bitry et Attichy, leur camion est victime d’une crevaison. Un véhicule
conduit par un officier allemand passe et donne l’alerte. Un peloton de la Feldgendarmerie arrive dans
les 5 minutes et lance des sommations. L’accrochage s’engage. Un officier et un sergent allemands sont
tués. Un second véhicule arrive. Puis plusieurs camions de soldats en renfort. Le combat est inégal.
André Léger, Grégoire et André Calderon couvrent les trois autres qui se replient en traversant l’Aisne
à la nage. L’officier interallié est tué d’une balle dans le front. André Léger tombe à son tour sous les
balles allemandes. Grégoire, Thomas, Bernard » et René parviennent à s’échapper in extremis et
rejoignent après plusieurs jours le détachement à Saint-Sauveur. Le groupe poursuit ses actions et
répond durant l’été aux ordres de Londres en mettant en œuvre les plans Vert et Tortue qui visent à
paralyser l’envoi de renforts allemands en Normandie devant les troupes alliées.
Le 29 août 1944, Henri Duru part avec ses compagnons Yves Calabre et Lucien Delval à une réunion des
chefs de section et de détachement pour préparer les combats du lendemain avec les troupes
allemandes en retraite. Les FFI-FTP doivent ralentir et désorganiser les colonnes allemandes devant
la poussée des 4e et 28e DI de l’armée américaine qui arrivent du nord de Paris. A la suite d’une
dénonciation, le groupe tombe dans une embuscade allemande après un virage sur la route entre
Vaucelles et Néry. Yves Calabre et Lucien Delval sont tués sur le coup. Henri Duru échappe à une rafale
de pistolet mitrailleur en sautant dans le ravin en contre-bas de la route. Touché à l’épaule, laissé pour
mort, il rejoint la ferme de Sainte-Luce située de l’autre côté de la ravine, avant d’être soigné par le
Docteur Mottelet de Saint-Sauveur. Recherché par des FTP, il est caché de ses anciens camarades
jusqu’à l’arrivée des Américains le 31 août 1944, avant d’être pris en charge à l’hôpital de Compiègne
par le docteur Bartet. Il sera reçu en consultation à l’hôpital américain de Paris par le professeur
Leriche.
Voir la biographie complète dans les documents annexés.
Décorations et récompenses
- Médaille de la Résistance française
Sources et bibliographie utilisées
Service historique de la Défense, Vincennes - GR 16 P 205186 (non consulté) ; Base des médaillé de la Résistance, décret du 15/10/1945 publié le 19/10/1945 au JO (
l’Ordre de la Libération) ; Informations, biographie et photo transmis par M. Stéphane Duru (mai 2026)


Voir le bloc-notes
()