Données extraites du CD(DVD)-ROM : La Résistance polonaise en France (2013)

Stanislas OBODA



Etat-civil

Age en 1940 : 32 ans


Profession en 1940 : mineur, manoeuvre
Domicile en 1940 : Paris

Résistance

Lieux d'action : France
Organisation de Résistance : MOI

Commentaires

Arrivé en France à l'âge de 14 ans avec son frère cadet (leur mère est décédée et le père émigré aux Etats-Unis), il travaille comme mineur dans les bassins du Tarn (1922-1926), puis de la Loire (26-27). Obligé de quitter la France suite à des grèves, il gagne la région de Charleroi en Belgique où il reste mineur de janvier 1928 à octobre 1936. Il s'engage alors dans les brigades internationales en Espagne , il est affecté dans le service des transmissions des unités polonaises (bataillons Dabrowski, puis Mickiewicz de la 13ème brigade). Au terme de la Guerre civile, il est interné aux camps de Gurs et d'Argelès. Il s'évade dans la nuit du 16 au 17 octobre 1940 pour rejoindre Paris où l'attend sa "marraine de captivité", une jeune militante communiste belge, Madeleine Delers, qu'il épousera en 1941. En janvier 1941, c'est-à-dire en pleine collaboration germano-soviétique, il fait des démarches pour être rapatrié en URSS , il exerce divers petits métiers dont celui de terrassier pour le compte de la firme allemande Brandt, qui travaille à l'aménagement du terrain d'aviation de Cormeille-en-Vexin (Val-d'Oise). Proche de Maslankiewicz qu'il a rencontré en Espagne, il fait partie du noyau autour duquel Louis Gronowski tente alors de reconstruire la branche polonaise de la MOI en région parisienne. Il est arrêté le 11 février 1942 par les inspecteurs des Brigades Spéciales de la préfecture de Police. Remis à la police allemande, il est fusillé au Mont-Valérien le 21 septembre 1942 dans un groupe d'otages (116 présumés communistes fusillés ce jour là à titre de représailles, 46 au Mont-Valérien et 70 à Bordeaux). Après son décès, sa jeune épouse deviendra agent de liaison de la direction FTP-MOI. Sources: SHD BRSGM 16P448731, site "lavierevedenadianne". (Gérard Soufflet)