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Les cages à poule : témoignage de Raoul Vignettes

Légende :

Extrait vidéo du documentaire « Eysses, une prison dans la Résistance » (Amicale d'Eysses / IFOREP).

Genre : Film

Type : Documentaire filmé

Producteur : Amicale d’Eysses / IFOREP

Source : © Association nationale pour la mémoire des résistants et patriotes emprisonnés à Eysses Droits réservés

Détails techniques :

Durée totale : 52 minutes. Durée de l'extrait : 00 :01 :05s. Emplacement de l'extrait : 00 :11 :11s.

Date document : 1987

Lieu : France - Nouvelle-Aquitaine (Aquitaine) - Lot-et-Garonne - Villeneuve-sur-Lot

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Analyse média

Le film retraçant l'histoire d'Eysses est décidé lors du 40ème congrès en 1985 pour donner un contenu plus historique que celui du livre édité précédemment. Le film tourné à Villeneuve-sur-Lot et à Eysses en février 1986, sort en janvier 1987, sous le titre « Eysses, une prison dans la Résistance ». Il retrace en cinquante deux minutes les victoires remportées dans la prison, le grand dessein : l'évasion du 19 février et son échec, ce qu'était l'esprit d'Eysses, fait de tolérance, de civisme, d'abnégation, tout en le replaçant bien dans le contexte. Dans cet extrait, Raoul Vignettes, explique ce qu’étaient les « cages à poule ». Son témoignage est recueilli au sein même de la centrale d’Eysses, dans une de ces cages à poule, par Anna Dupuis-Defendini.

Les cages à poules étaient des cellules individuelles grillagées situées dans une grande pièce de 30 à 40 mètres de long. Avec un seul levier situé à l’extrémité du dortoir, le surveillant pouvait fermer en une seule fois toutes les cages à poule. A Eysses, grâce à l’action du Collectif, les internés ont obtenu le droit de conserver les cellules ouvertes la nuit.


Auteur : Fabrice Bourrée

Contexte historique

Pendant le Second Empire, dans les grandes maisons centrales, des quartiers distincts furent institués afin de séparer les jeunes adultes des condamnés plus âgés. Des dortoirs cellulaires furent aménagés à l'aide de cloisons à claire-voie en bois ou en métal. Les cellules ainsi délimitées sur un espace de 1,5m sur 2m furent appelées "cages à poules", par analogie avec le quartier de la "ménagerie" de la maison d'arrêt parisienne de Saint-Lazare où étaient enfermées les prostituées. Le mobilier de la cellule se composait d'un lit en métal ou en bois, d'un matelas et deux couvertures, d'une tinette (vase de nuit) et d'un broc à eau. Il faudra attendre la réforme pénitentiaire de 1975 pour que soient abolies ces cages à poule.


Auteur : Fabrice Bourrée
Sources : http://www.musee-prisons.justice.gouv.fr. Raoul Vignettes, Mémoires d’un rescapé, édité à compte d’auteur, 2001. Notice nécrologique de Raoul Vignettes in Bulletin de l’Amicale des anciens guerilleros espagnols en France (FFI), 30 septembre 2005, n° 99.