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Sculpture représentant Léon Blum, Paris XIe

Légende :

Sculpture représentant Léon Blum, située sur le parvis de la mairie du XIe arrondissement de Paris, place Léon-Blum

Genre : Image

Type : Sculpture-monument

Source : © Département AERI de la Fondation de la Résistance Droits réservés

Détails techniques :

Photographies numérique en couleur (recto-verso).

Date document : 2014

Lieu : France - Ile-de-France - Paris - Paris

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Analyse média

Inaugurée initialement en 1857 — à l’intersection du boulevard Voltaire, de la rue de la Roquette et de l’avenue Parmentier — sous le nom de la place du Prince-Eugène, elle est renommée en 1870 place Voltaire, en raison du voisinage du boulevard éponyme.

Depuis 1957, elle porte le nom de l’homme politique Léon Blum (1872-1950), dont la statue réalisée par Philippe Garel est présente en face de la mairie de l'arrondissement depuis 1985.


Site Wikipedia, consulté le 29 septembre 2014.

Contexte historique

Né à Paris le 9 avril 1872, fils de négociants juifs alsaciens ayant opté pour la France en 1870, Léon Blum, conseiller d'Etat et critique littéraire, est dreyfusard. Au côté de Jean Jaurès, il est aussi l'un des fondateurs de l'Humanité. Socialiste rallié à l'Union sacrée en 1914, il entre au cabinet du ministre socialiste des Travaux publics, Marcel Sembat. Adversaire du Traité de Versailles et de l'occupation de la Ruhr par les troupes françaises, il prône le désarmement jusqu'en 1936. Devenu chef du gouvernement du Front populaire, il se résout toutefois à réarmer la France face aux fascismes.

Blum quitte Paris lors de la débâcle de juin 1940. A Bordeaux, il se prononce pour la poursuite de la guerre et fait l'objet de menaces antisémites, y compris dans son propre camp. Le 10 juillet, à Vichy, il figure parmi les 80 parlementaires qui refusent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain ; mais son silence lui sera reproché. Il refuse de quitter la France et pousse de jeunes camarades, Daniel Mayer, Henri Ribière, à reconstituer le mouvement socialiste et à organiser la résistance en métropole.

Arrêté le 15 septembre 1940, interné au château de Chazeron, puis à Bourassol, près de Riom, il y rédige A l'échelle humaine. De sa prison, il invite ses camarades du Comité d'action socialiste (CAS) à soutenir le général de Gaulle, sans constituer de groupes armés autonomes, et invite celui-ci à créer ce qui sera le Conseil national de la Résistance (CNR). De février à avril 1942, l'ancien président du Conseil comparaît à Riom, devant la haute cour de justice de Vichy, avec d'autres responsables de la IIIe République. Il y défend les conquêtes du Front populaire avec brio. Les accusés se faisant accusateurs, le procès doit être interrompu. Condamné sans procès, il est enfermé au fort pyrénéen du Portalet. Livré en novembre 1942 à l'Allemagne, il passe deux ans dans des quartiers spéciaux des camps de concentration de Buchenwald (avril 1943-avril 1945), Flossenburg et Dachau.

 

Libéré en mai 1945, Blum reprend la direction du Populaire, prônant la défense des valeurs démocratiques et le rapprochement européen. Il se met en retrait de la politique active, mais assume néanmois la transition constitutionnelle comme chef de gouvernement de décembre 1946 à janvier 1947. il conserve jusqu'à sa mort un magistère moral qui dépasse largement le cadre partisan et national. Il décède à Jouy-en-Josas (Yvelines) le 30 mars 1950.


Gilles Morin, in Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, Paris, 2006.