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Plaque en hommage au lieutenant américain Ralph Bruce

Légende :

La plaque rend hommage au lieutenant américain Ralph Bruce et aux résistants locaux l'ayant recueilli. A partir de la N3, prendre la D27 en direction de Villeroy (on peut accéder à cette route en venant de Paris ou de Meaux) puis, prendre le premier chemin de terre sur la gauche, parcourir quelques dizaines de mètres, la stèle se trouve sur la gauche du chemin. (site Aérostèles)

Genre : Image

Type : Plaque

Producteur : Mathias Toureille

Source : © Collection Mathias Toureille Droits réservés

Détails techniques :

Photographie numérique en couleur

Lieu : France - Ile-de-France - Seine-et-Marne - Trilbardou

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Contexte historique

Le 3 septembre 1943, alors que le lieutenant Ralph Bruce se rendait en mission de bombardement dans le secteur du Bourget, aux commandes d'un B-17, du 92e Groupe de bombardiers lourds basé à Alconbury (Angleterre), ce groupe subit l'attaque frontale d'une dizaine de chasseurs allemands Focke Wulf 190, et son appareil fut très gravement endommagé à l'aile droite. Le pilote prit immédiatement la décision d'abandonner l'avion, donnant l'ordre aux neuf autres membres d'équipage de sauter en parachute, tentant de conserver au maximum la maîtrise de son bombardier afin qu'il ne s'écrase pas, avec ses bombes, sur le village de Monthyon. Tout l'équipage arriva au sol sain et sauf, et grâce à l'action immédiate de la Résistance locale, trois membres seulement seront prisonniers. Quant à l'appareil, il explosera, avec ses bombes, à quelques centaines de mètres des premières habitations.

Le lieutenant Ralph Bruce est recueilli par des ouvriers agricoles qui le cachent dans un buisson jusqu'à la venue de M. et Mme Barbillon, responsables de la Résistance locale. A la nuit tombée, ces derniers le conduisent à travers champs et par le pont de Vignely et les bors du canal, jusqu'à leur domicile. Il y restera caché deux jours. Son rapatriement est organisé par la Résistance et depuis Meaux, il traverse la France et gagne la Suisse où il arrive saint et sauf. 


Journal La Marne, 6 septembre 1995 (document communiqué par Mathias Toureille).