Plaque en hommage aux victimes du Mas de Breteuil, Villennes-sur-Seine (78)

Légende :

Plaque apposée en hommage à Rodolphe Gehra et Michel Jeunet, exécutés au Mas de Breteuil à Villennes-sur-Seine le 25 août 1944.

Genre : Image

Type : Plaque commémorative

Producteur : Claudine Ducluzeau

Source : © Geneanet Droits réservés

Détails techniques :

Photographie numérique en couleur

Lieu : France - Ile-de-France - Yvelines - Villennes-sur-Seine

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Contexte historique

Le 25 août 1944, vers 12h, Jacques et Michel Jeunet se rendait au hameau de la Maladrerie à Poissy pour y prendre des armes. Alors qu’ils se trouvaient sur la RN 190, ils ont essuyé des coups de feu. Des personnes qui se trouvaient dans les environs se sont sauvés à travers champs. Les frères Jeunet se sont jetés dans le fossé. Une voiture allemande s’arrêta brusquement à leur hauteur et les trois occupants firent monter les deux frères dans leur voiture après les avoir délestés de leurs papiers et leur argent.

Ces militaires étaient cantonnés au hameau de Breteuil, commune de Villennes-sur-Seine. En rentrant à leur cantonnement, ils ont rencontré dans la côte au-dessus de la ferme de Marolles, Rodolphe Gehra et Alfred Boursinhac qui regagnaient leurs domiciles. La voiture s’arrêta de nouveau. Un officier et le chauffeur en descendirent, revolver au poing ; ils fouillèrent les deux civils et sous la menace de leurs armes les forcèrent à prendre place dans le véhicule.

Arrivés au cantonnement du Mas de Breteuil, les quatre otages furent enfermés dans une cave. A ce moment, Gerha qui était interprète a voulu essayer de parlementer avec le sous-officier Zimmer. Celui-ci lui a répondu « vous allez être tous fusillés et vous aurez la tête écrasée à coups de crosse ». Peu de temps après, les Allemands jetèrent des grenades dans la cave par un soupirail puis tirèrent des rafales de mitraillettes. Rodolphe Gehra et Michel Jeunet furent tués. Alfred Boursinhac fut grièvement blessé et Michel Jeunet plus légèrement. Une fois leur crime commis, les Allemands quittèrent définitivement leur cantonnement en se dirigeant vers Poissy.

Monsieur Berthelot et madame Boursinhac qui se trouvaient dans la rue opposée à celle qu’empruntaient les Allemands se rendirent aussitôt sur les lieux. Madame Boursinhac a alors aperçu son mari qui se tenait aux barreaux de la fenêtre. Monsieur Berthelot descendit dans la cave et en sortit les deux blessés qui reçurent les premiers soins au domicile Boursinhac. Le lendemain, Alfred Boursinhac fut conduit à l’hôpital de Saint-Germain.


Auteur : Fabrice Bourrée
Sources : Archives départementales des Yvelines, 1374W12 (archives du service de recherche des crimes de guerre, affaire de Villenes-sur-Seine)