Monument dédié à tous les disparus du maquis, de la Résistance et de l’oppression du secteur lasallois, Lasalle (Gard)

Légende :

Le monument élevé à l’entrée sud, près de l’ancienne gendarmerie, au débouché du chemin conduisant au château de Cornély, est dédié à tous les disparus du maquis, de la Résistance et de l’oppression du secteur lasallois, tous réunis sous le double signe de la Paix et de la croix de Lorraine.

Genre : Image

Type : Monument

Source : © Mémoire et Résistance dans le Gard Droits réservés

Détails techniques :

Photographie numérique en couleur

Date document : 2016

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Analyse média

Le monument élevé à l’entrée sud, près de l’ancienne gendarmerie, au débouché du chemin conduisant au château de Cornély, est dédié à tous les disparus du maquis, de la Résistance et de l’oppression du secteur lasallois, tous réunis sous le double signe de la Paix et de la croix de Lorraine. Au pied de la stèle se trouve la sépulture de Robert FRANCISQUE, premier chef militaire du maquis de Lasalle, abattu par les Waffen S.S. le 10 mai 1944 à Mallérargues.

Sur la grande plaque frontale du monument figurent les noms de quatre Polonais arrêtés à Lasalle le 28 février 1944 par les SS et pendus à Nîmes le 2 mars : JANKOWSKI Jean (du consulat de Pologne), KASIANOWICZ Stanislas, LUKAWSKI Jan, DAMASIEWICZ Josef ; FAVÈDE Marceau, gendarme du maquis, tué en ce lieu le 16 juin 1944 lors de l’attaque de Cornély au cours de laquelle le maquis de Lasalle causa de lourdes pertes aux assaillants (Wehrmacht, Waffen SS et Milice).

Figurent également ceux des maquisards de Lasalle, de l’"Aigoual-Cévennes", des F.T.P. du Serre (dont les noms sont gravés sur les stèles élevées sur le lieu de leur mort) ainsi que ceux de :
Fernand SOULIER, exécuté le 28 février 1944 ;
Jules AGULHON et Arthur PUECH, déportés et morts en Allemagne ;
Jacques BABY (et non Jean), Serge LOISEAU (dit Max) et Pierre ODELIN fusillés à Marseille le 4 juillet 1944 ;
Auguste MEREL, brigadier de gendarmerie, agressé le 23 avril 1944 près de Lasalle ;
Jeanne HEBRARD, tuée par les Waffen SS en mai 1944 ;
Fernand BIRON, tué à Lasalle ;
Alphonse HEBRARD et Henri et Léopold FOUGAIROLLE, déportés.


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Contexte historique

Chef-lieu de canton de la Cévenne protestante, Lasalle a pleinement illustré la tradition "camisarde" au cours du deuxième conflit mondial. Sa population a largement participé à la Résistance : refus quasi total aux réquisitions du STO, accueil des proscrits et concours constant à la vie du maquis de Lasalle, ainsi qu’à celle du Camp FTP du Serre et du maquis du Serre et du maquis AS du Mercou. La localité vient au troisième rang du département pour les internements : 64 internés, chiffre considérable qui témoigne bien de son engagement. Le maquis AS de Lasalle créé par Guy ARNAULT et Robert FRANCISQUE, recueillit en août 1943 René RASCALON et les rescapés d’Aire-de-Côte. Les vieux Lasallois ont en mémoire le défilé des maquisards avec dépôt de gerbe au monument aux morts, du 1er février 1944. Après une existence mouvementée, le maquis de Lasalle fusionna avec celui d’Ardaillès, pour former le "Maquis Aigoual-Cévennes". Mais la petite ville et sa région connurent bien des vicissitudes et subirent les exactions de la 9e Panzer Division S.S., "Hohenstaufen, des Waffen SS d’Alès, ainsi que l’attaque du 16 juin 1944.


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