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Stèle à la mémoire de Roland Pavie, Bué (Cher)

Légende :

Stèle en hommage au sergent-chef FFI Roland Pavie, mort pour la France le 9 août 1944, située au croisement entre la D955 et la D22, commune de Bué (Cher)

Genre : Image

Type : Stèle

Source : © Département AERI Droits réservés

Détails techniques :

Photographie numérique en couleur (voir recto-verso).

Lieu : France - Centre - Val-de-Loire (Centre) - Cher - Bué

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Contexte historique

Roland Pavie est né le 29 janvier 1922 à Terminiers (Eure-et-Loir). Il est le fils de Fernande Lemaire et de Maxime Pavie.

Ouvrier agricole. Marié.

Il s'est engagé dans la Marine en juin 1940. Démobilisé à Toulon lors du sabotage de la flotte, il a été rappelé au STO (Organisation Todt à Arcachon). Il prend le maquis environ 3 mois après, dans le Loir-et-Cher, puis le Cher.

Il combat avec les FFI du Loir-et-Cher - maquis de Souesmes  -du 1er au 26 juin 1944, sous les ordres du capitaine Maurice Makowski. A l'issue des combats de Souesmes, il se trouve séparé de son unité. Le 28 juin à Menetou (Cher-nord), il est nommé à la tête du groupe franc Hubert Arnaud, avec le grade de sergent, par le commandant de Vogue, dit Colomb, chef des FFI du Cher, et demeure au maquis jusqu'à son décès, le 9 août 1944. Il a ainsi un détachement de 25 hommes sous ses ordres et lance opérations de sabotages de voies ferrées (Bourges-Cosne, Bourges-Gien) et embuscades contre l'ennemi, faisant preuve de sang-froid et de courage en toute circonstance.

Il tombe au combat, en raison de l'éclatement accidentel d'une grenade, le 9 août 1944, à l'Estérille, près de Bué.

Le général Arlabosse, commandant de la IVe région, rédige la citation posthume à l'ordre de la division, comportant la groix de guerre avec étoile de bronze, suivante :

" Jeune chef de groupe indomptable d'énergie et de courage. S'était bravement conduit à Souesmes, le 17 juin 1944, réussisant après le combat à décrocher avec ses armes et son matériel. Engagé dans le Groupe du Cher-nord, a porté des coups très durs à l'ennemi, tant par des attaques directes, que par des destructions sur les voies ferrées. A notamment interdit, pendant 8 jours, la circulation ferroviaire entre Bourges et Cosnes, allant jusqu'à incendier lui-même le pont que les Allemands venaient de reconstruire. A été mortellement blessé, près de Sancerre, le 9 août 1944, lors d'un accrochage avec les troupes ennemies. "


Auteur : Paulina Brault

SourcesDossier individuel du SHD (site de Vincennes) - 16 P 461770.