S’engager : les débuts et les pionniers

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Capituler : la France en 1940 haut ▲

L’occupation de la France survient après une défaite, en juin 1940, qui a été ressentie comme un effondrement militaire, politique et moral sans précédent du pays. L’armée française est défaite en six semaines. Huit millions de Français fuient sur les routes la progression de l’ennemi : une famille sur cinq. Les élites militaires et civiles paraissent incapables de jouer leur rôle. Les résistants français, quelles que soient les circonstances et les motifs personnels de leur engagement, découvriront qu’ils ont en commun deux motivations profondes : faire que les Français participent à leur propre libération pour effacer la honte de 1940, et reconstruire une France nouvelle pour ne pas revivre à l’avenir un tel désastre.

La naissance de la France libre haut ▲

Contrairement à Pétain, la plupart des gouvernements des pays vaincus par Hitler ont choisi l’exil à Londres. Ils veulent maintenir leur pays dans la guerre contre l’Allemagne nazie, aux côtés des Anglais. En France, le général de Gaulle, sous – secrétaire d’Etat à la Guerre dans le gouvernement de Paul Reynaud fait le même choix sachant que l’armistice allait être demandé. De Londres, il lance le 18 juin à la radio un appel à le rejoindre pour continuer la lutte depuis l’Angleterre et dans l’Empire. Dans les jours suivants, il renouvelle cet appel. Au milieu de la débâcle, l’écho est nul sur la classe politique et infime sur le reste de l’opinion. Cependant, il crée dès juillet 1940, avec quelques milliers de volontaires, les Forces Françaises Libres (FFL) en Angleterre. Dès le mois d’août, il obtient le ralliement de quelques territoires de l’Empire français. La France libre dépasse ainsi très vite le statut d’une petite armée pour devenir l’embryon d’un pouvoir politique alternatif au gouvernement de Vichy.

S’engager : "faire quelque chose" en France haut ▲

Dès juin 1940, des gestes individuels de refus se multiplient notamment dans les régions occupées : rédaction de tracts, lacérations d’affiches, sabotages de câbles, récupération d’armes. Des personnes s’organisent dans l’urgence pour venir en aide aux soldats isolés, et collecter des renseignements principalement dans les zones occupées. Les pionniers sont aussi convaincus de l’importance de la contre-propagande : les premières feuilles clandestines sont publiées et diffusées dès 1940 pour invoquer des valeurs et réveiller le patriotisme des Français. Mais ces actions ont un prix. Dès les premiers jours de l’été 1940, ces individus qui ont refusé la défaite et les pionniers de la résistance sont pourchassés par les forces de répression.