Actions de la Résistance

Dès les lendemains de la défaite, les premiers signes de contestation s’expriment au travers de tracts manuscrits « à recopier et faire passer », de graffitis et d’affichages, avant même le développement d’une véritable presse clandestine et d’émission de radio telles que Les Français parlent aux Français.
Cette « parole clandestine » joue un rôle de contrepoids face à la propagande mise en place par le régime de Vichy et l’occupant. Elle permet de maintenir en zone dite « libre », et dans les territoires occupés, l’espoir d’une victoire et de contester le régime mis en place en dénonçant ses exactions et sa politique de collaboration. Dans les mêmes buts, les mouvements de Résistance, formés très tôt dans la région, consacrent une grande part de leur activité à la confection et à la diffusion de journaux clandestins. 

Des manifestations de rue ont lieu dans chaque département, à l'occasion des journées patriotiques, comme le 11 novembre ou le 14 juillet, ou encore pour protester contre les politiques mises en place, les pénuries, ou encore le STO. A partir de la fin de l'année 1942, la Résistance développe une nouvelle forme d'action, l'action armée, dirigée contre les collaborationnistes et l'occupant.

Actions of the Resistance

During the days that followed the Armistice of 1940, the first signs of discontent surfaced through the circulation of pamphlets “to copy and pass on”, graffiti and posters, even before the development of a real clandestine press system or radio transmissions of “Les Français parlent aux Français”.

This clandestine speech played a role in the fight against the propaganda put in place by the Vichy Government and the German Occupation, in hopes of an eventual victory and to contest the current regime abuses and it’s politic of collaboration. In the same goals the movement of the Résistance, developed very early in the region, concentrated a large part of their activity to the creation and circulation of clandestine newspapers.

Protests were held in the streets of every department on occasion of National holidays, such as November 11th or July 14th or even to protest against the current government, the scarcity of goods or the forced labor STO (service de travail obligatoire). Starting at the end of 1942, the Résistance developed a new mode of action, armed action, directed against collaborators and occupying forces.

Auteur(s): Equipe PACA
Source(s):

Traduction : Sarah Buckowski.

Plan de l'expo

Crédits

Bibliographie

Tracts, graffitis et papillons haut ▲

Les tracts diffusés par la Résistance varient sur bien des points. Ils peuvent être manuscrits ou imprimés (recto ou recto-verso), illustrés ou non. Ils peuvent être distribués de la main à la main, être jetés par un cycliste, envoyés d’un immeuble ou bien encore être parachutés par des avions alliés. Enfin, ils varient en fonction, en particulier par la longueur du message qu’ils veulent transmettre.

En raison des risques liés au placardage des affiches (temps mis à les coller et matériel nécessaire à leur transport), les papillons représentent une façon rapide et efficace de délivrer un message. Ils utilisent des formats courants tels que le timbre poste ou la vignette de l’écolier et, de ce fait, ont l’avantage de pouvoir être fabriqués en grand nombre sous la forme de planches à découper.

Les inscriptions peuvent revêtir la forme d’une phrase écrite sur un mur ou bien sur une affiche, comme le « Mort pour la France » écrit sur les avis d’exécutions ou bien les mots « vendus » ou « traîtres » ajoutés sur les affiches de l’Etat français. Elles prennent aussi la forme de graffitis tels un simple V de la victoire ou une croix de Lorraine. Elles peuvent également détourner avec humour des messages officiels, tel qu’un « k » substitué au « c » de « collaboration », comme dans « Kollaborateur », accompagné d’un cercueil dessiné, pour signaler le domicile d’un collaborateur. Ils peuvent aussi être rédigés en allemand, quand ils s’adressent aux occupants avec, par exemple, la question « Wie lange noch ? » (« Combien de temps encore ? »). 


Leaflets, Grafitti and Stickers

The leaflets distributed by the Résistance varied in appearance and length. Sometimes hand written or produced by a printing press (sometimes double-sided), sometimes illustrated, sometimes not. These pamphlets were handed out, thrown by bicyclists, by mail or even thrown from allied airplanes to distribute their message.

Due to the risks connected to installing posters (the time needed to install the poster as well as transporting all the necessary materials), stickers became a preferred means of diffusing messages because of how little time it took to apply and the effectiveness it had in spreading their messages. They used common formats such as postage stamps, something very small that could yield many copies.

The postings could take on the form of little phrases written on walls or on posters, such as “Mort pour la France” ( “Died for France”), written on the execution posters, or the words “vendus” (“sold”) and “traîtres” (“traitors”) added to posters of the Vichy government. These messages were also often transmitted through grafitti; a simple “V” for victory or the Cross of Lorraine. Sometimes the graffiti was used to change the messages of the collaboration into something humoristic, such as using a “k” in place of “c” in the word “collaboration” as in the word “kollaborateur”, accompanied by a drawing of a casket to denote the house of a collaborator. They could also be rewritten in German, when addressing the occupiers with, for example, the question “Wie lange noch?” (How much longer?).

Auteur(s) : Equipe PACA
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Traduction : Sarah Buckowski.

Presse clandestine haut ▲

Les journaux – tels Combat ou Libération – combattent la propagande des occupants et de Vichy, mais ils servent aussi à organiser les mouvements de Résistance, dont ils portent souvent le nom. En zone Sud, la presse clandestine se développe en dépit de la surveillance et de la répression, mais aussi de difficultés techniques, comme par exemple l’utilisation d’une machine à imprimer, l’acquisition du papier et de l’encre nécessaires à l’impression. S’ajoutent aussi les problèmes des sources crédibles d’information. Les médias officiels sont sous censure et contrôlés. Les informations sont obtenues par l’écoute de Radio Londres ou des radios suisses, ou encore recueillies directement par les résistants.


Clandestine Press

The newspapers such as Combat and Liberation were aimed at fighting against the propaganda produced by the German occupying forces and the Vichy Government as well as helping organize the Resistance movements that shared their name. In the Southern Zone the clandestine press developed in spite of constant repression, surveillance and technical difficulties. For example with the use of the printers, the acquisition of paper and ink was quite difficult due to the scarcity of any and all products. An additional problem consisted in the credibility of information. Official media outlets were censored and monitored leaving most information to be passed via Radio London, Swiss radio stations or even the passing of news from Resistance fighters themselves.

Auteur(s) : Equipe PACA
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Traduction : Sarah Buckowski

Ecrits et publications en langue étrangère haut ▲

De nombreux écrits en langue étrangères circulent dans la région. Ils peuvent être émis par les autorités d'occupation. Mais ils sont aussi le fruit de la Résistance animée par les nombreux étrangers réfugiés dans le Sud-Est de la France après avoir fui l'Italie fasciste, l'Allemagne et l'Autriche nazies, l'Espagne franquiste, ou avoir échappé au génocide en Arménie.

Publications and Writings in Foreign Languages

Numerous writings in foreign languages circulated within the region. They could be distributed by Occupying authorities. But, they could also be work of the many international members of the Résistance effort who were foreign refugees in the Southeast of France after fleeing from Fascist Italy, Nazi Germany and Austria, pro-Franco Spain or escaping from the Armenian Genocide.

Auteur(s) : Equipe PACA
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Traduction : Sarah Buckowski

Les manifestations de rue haut ▲

Lorsqu’elle le peut, la Résistance participe ou appelle à des manifestations dans l’espace public. Celles-ci sont multiples et comportent des modalités et des thèmes différents. Elles peuvent être la réaction immédiate à un événement comme en mars 1941, à Marseille, pour soutenir l’action de Pierre II de Yougoslavie qui s’oppose à l’Axe. Elles peuvent être préparées longtemps à l’avance et faire l’objet de multiples messages, comme les manifestations patriotiques du 14 juillet ou du 11 novembre. D’autres ont un caractère revendicatif comme les manifestations de ménagères ou les cortèges de femmes qui accompagnent la « grève du pain », à Marseille, en mai 1944. Ces actions qui entraînent dans leur sillage des sympathisants, permettent d’élargir, dans l’action, l’audience des mouvements, dont elles constituent un indicateur. Elles disputent la rue à l’État français et/ou à l’occupant et sont, au fil des mois, de plus en plus réprimées.

Street Protests

When they could, the Résistance participated in, or called for, numerous public protests, for varying causes and themes. Often they were seen as modes of immediate action in response to other events, as was the case in March 1941 in Marseilles, where a protest was held in defense of Pierre II of Yugoslavia who had openly denounced the Axis powers. These protests could be prepared long in advance and send out many different messages, such as the patriotic protests of July 14th or November 11th. Others have an emphasis on claims, like the protests of housewives during the “bread strike” in Marseilles in May 1944. These actions taken by the Résistance helped them gain in members as well as spectators allowing for each further protest to grow larger than the latest. They challenged the French State (Vichy) and the Occupying forces as to how much audience they would have in the street, despite being more and more cracked down upon.

Auteur(s) : Equipe PACA
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Traduction : Sarah Buckowski.

Etude de cas : les manifestations du 14 juillet (1942-1944) haut ▲

Sous Vichy, la fête nationale du 14 juillet est réduite, depuis l’été 1940, à une journée « de deuil et de recueillement », en hommage aux morts de la guerre, et ne donne lieu qu’à des cérémonies très limitées et contrôlées. En 1942, la Résistance s’est suffisamment développée et organisée pour reprendre à son compte la journée emblématique de la République.

La France libre et la Résistance intérieure appellent à manifester, le 14 juillet 1942, en zone non-occupée. Le général de Gaulle et Maurice Schumann s’expriment en ce sens, à la BBC, dans les jours qui précèdent. Ils insistent sur la nécessaire défense de la patrie contre l’occupant et « les traîtres », sous le signe des trois couleurs. Les tracts et affiches diffusés par les mouvements de Résistance s’inspirent des mêmes thèmes et valorisent fortement la filiation républicaine et révolutionnaire.

Un grand nombre de localités de la zone non-occupée sont touchées. Les rassemblements s’effectuent, si possible, autour de lieux symboliques. Des centaines de jeunes gens manifestent dans le centre de Nice. A Toulon, plus d’un millier de personnes se regroupent place de la Liberté. Les cortèges sont particulièrement importants à Marseille, ainsi que le montrent de nombreux documents.

Le succès de ces manifestations met en évidence la capacité de mobilisation de la Résistance, mais aussi l’audience réelle dont dispose « Radio-Londres ». La convergence avec la Résistance intérieure, dont on a ici un exemple, permet à la « France libre », grâce aux liens établis,  de devenir, pendant l’été 1942, « France combattante ».

Les mobilisations des années ultérieures ont un caractère bien différent. L’occupation de la zone Sud, en novembre 1942, change la donne pour la région. Mais la Résistance, en dépit de la présence des occupants et de la forte répression, tente de maintenir la commémoration républicaine.

Pour le 14 juillet 1943, la consigne est de manifester dans l’ensemble du pays, en zone Nord et zone Sud, pour participer au combat et préparer une victoire espérée proche. Nous donnons ici l’exemple des Alpes-Maritimes. En juillet 1944, la situation a encore évolué. Le débarquement de Normandie en juin a mis à l’ordre du jour la généralisation de l’action armée. La répression menée par l’État français et les occupants s’est renforcée. Des manifestations sont tout de même organisées. Elles n’atteignent jamais l’ampleur de celles du 14 juillet 1942. Dans les régions de maquis, les hommages devant les monuments aux morts sont rendus fusil au poing. C’est le cas, par exemple, à Colmars-les-Alpes. 

Case Study: the July 14th Protests (1942-1944)

Under the Vichy government the French National Holiday, July 14th, starting in 1940, was reduced to a day of “mourning and contemplation”, to pay respect to those who died for France, and only allowing few highly controlled commemorative ceremonies. By 1942 the Interior Resistance was developed enough to retake the celebration of the French Republic, July 14th.

Both Free France and the Interior Resistance made the public call to protest on July 14th, 1942 in the non-occupied zone. A few days earlier, General de Gaulle and Maurice Schumann had just taken to the airwaves of the BBC to ask for the same. They also denounced the French traitors and the necessary urge to defend the country against all occupying forces. Many pamphlets and posters circulated by the Resistance were focusing on Republican values as well.

A large number of towns in the non-occupied zone answered this call. Many crowd gatherings took place around symbolic places; hundreds of students protested in the center of Nice, In Toulon, more than a thousand people gathered in the “Place de la Liberté”. The processions were particularly important in Marseilles as proven in numerous archives.

The success of these protests demonstrated the mobilization capacity of the Résistance, as well as the large radio audience of “Radio Londres”. This convergence between Free France and the Interior Resistance allowed the creation of strong connections between the two groups resulting in Free France becoming “France Combattante” in the summer of 1942.

The meetings of previous years had a much different feeling. The occupation of the Southern Zone in November 1942 changed the game in the region. Despite the presence of the occupying forces and their systemic repression the Resistance was able to maintain July 14th as a Republican commemorative day.

For July 14th, 1943 the order to protest throughout France was made to take part in the conflict and to prepare for a hopefully soon allied victory. Giving here the example of the Alpes-Maritimes. In July 1944, the situation changed again. D-Day (June 6th, 1944) in Normandy put on the agenda the enacting of general armed military action. The repression at the hands of the French state and the occupying forces was reinforced. Nevertheless protests were organized though no one expected the turnout of those that took place July 14th, 1942, as the attendance was lower. In the regions where maquis had taken root, commemorations in front of monuments remembering those who died for the Republic were militarily repressed, as was especially the case in Colmars-les-Alpes.

Auteur(s) : Equipe PACA
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Traduction : Sarah Buckowski

Travail allemand, italien et en direction des troupes allogènes haut ▲

Certaines organisations de Résistance, en particulier celles qui regroupent des antifascistes et antinazis étrangers, mènent une action en direction des troupes d’occupation. Il s’agit de démoraliser les militaires, de les inciter à déserter ou à participer, à leur tour, à une agitation au sein de leur unité, de les amener, si possible, à rejoindre la Résistance. Des tracts et journaux spécifiques sont élaborés à cet effet, rédigés dans diverses langues, dont évidemment l’allemand et l’italien. Ce travail est particulièrement dangereux et durement réprimé par les occupants. Ainsi, plusieurs jeunes femmes, germanophones, qui ont pris contact avec les marins et soldats allemands, sont exécutées. Mais cette agitation porte ses fruits, en particulier du côté des Italiens. Un nombre non négligeable d'entre eux rejoindra la Résistance après la capitulation de l’Italie.

German, Italian, and Foreign Involvement in the Resistance Movement

A certain number of the Resistance organizations, particularly those who consisted of and recruited foreign antifascists and anti-Nazis, carried out programs directed towards occupying troops. They consisted of demoralizing the soldiers so as to encourage them to desert or participate in creating unrest within their units in the hopes that they would join the Resistance movement. Several pamphlets and newspapers were composed with this objective in mind and distributed in many languages, including German and Italian. These efforts were particularly dangerous and severely repressed by the occupants. Thus, many young German-speaking women who maintained communication with German soldiers and marines were executed. But, these efforts proved fruitful particularly amongst the Italians, as a significant number of them joined the Resistance movement after Italy’s surrender.

Auteur(s) : Equipe PACA
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Traduction : Sawnie Smith

Actions armées haut ▲

L’action armée de la Résistance dans la région se développe après son occupation. Elle prend des formes très diverses, depuis les sabotages jusqu’à la constitution de maquis, en passant par des attaques des troupes d’occupation, des attentats, exécutions ou même des combats de rue. Elle se heurte à une dure répression et souffre du manque d’armes et de matériel. Des maquis s’organisent à partir de 1943 et jouent un rôle important au moment de la Libération.     

Les sabotages, très nombreux, visent les installations industrielles et les moyens de transport, dans le but de ralentir la production ou d’empêcher les transferts d’hommes et de matériel en Allemagne ou en Italie. Des personnalités connues, occupants ou collaborationnistes, sont exécutées, les attentats s’effectuent par jet ou dépôt d’explosif, dans des lieux fréquentés par les occupants ou des casernements et au siège de certaines organisations. Les actions armées de la Résistance entretiennent un climat d’insécurité chez les occupants et les collaborationnistes.

Armed Activity

It was after occupation that armed activity on the part of the Resistance movement began to occur in the region. This activity took many forms, from sabotage to the creation of the Maquis, and included attacks on occupying troops, bombings, executions, and even street fighting. These militant efforts were complicated by a period of harsh repression and a shortage of arms and material. The Maquis, after becoming an organized and formal dimension of the Resistance movement in 1943, played an important role in the Liberation.

These numerous sabotages often targeted industrial plants and means of transportation in an effort to slow down or prevent the transfer of men and material to Germany and Italy. Many well-known figures, both amongst the collaborationists and the occupying forces, were executed. Bombs were both thrown and deposited in areas frequented by the occupying forces, their barracks, and the headquarters of certain organizations. Overall, the armed activity by the Resistance maintained an atmosphere of insecurity amongst the occupying forces and the collaborationists.

Auteur(s) : Equipe PACA
Source(s) :

Traduction : Sawnie Smith

Maquis, Groupes armés et FFI haut ▲

Des maquis se créent dans les régions montagneuses, les lieux reculés ou difficiles d’accès, à l’instar du mont Ventoux (Vaucluse) et du massif du Lubéron (Alpes-de-Haute-Provence). C’est surtout à partir de février-mars 1943, et suite à la loi sur le Service du Travail Obligatoire (STO), que ces derniers se multiplient dans toute la région, se concentrant particulièrement dans les Basses-Alpes. Pour une grande partie créés afin d’accueillir et cacher des réfractaires, ces maquis viennent finalement grossir les rangs de la Résistance et participent à ses missions, mettant peu à peu en place des actions de sabotage et de guérilla contre l’occupant.

En décembre 1943, la décision est prise d’unifier toutes les organisations de résistance armée au sein d’une seule et même entité. En février 1944, les principaux groupements militaires et armés de la Résistance intérieure en France occupée (Armée Secrète, Organisation de Résistance de l’Armée, Francs-Tireurs et Partisans Français, groupes francs, maquis, …) fusionnent pour devenir les Forces Françaises de l’Intérieur. Elles sont placées sous le commandement du général Koenig.

Groups of Maquis were often formed in mountainous regions and remote or difficult to access locations, such as Mont Ventoux (Vaucluse) or Luberon (Alpes-de-Haute-Provence). It was primarily beginning in February/March of 1943, and after the enforcement of the law on Compulsory Work Service (Service du travail obligatoire, STO), that these groups multiplied in number throughout the region, concentrated particularly in the department of Basses-Alpes. Largely created to take in and hide STO dissenters, these groups of Maquis eventually enlarged the ranks of the Resistance forces and participated in its operations, gradually organizing sabotage operations and guerilla warfare against occupying forces.  

In December of 1943, the decision was made to unify all organizations of armed militant resistance within one collective entity. In February of 1944, the primary militant and armed groups of the Resistance within occupied France (Armée secrète, Organisation de résistance de l’armée, Francs-Tireurs et Partisans français, Groupes francs, Maquis…) merged to become the Forces Françaises de l’Intérieur (FFI). They were placed under the command of General Koenig.

Auteur(s) : Equipe PACA
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Traduction : Sawnie Smith