Le débarquement de Provence

Le débarquement tant attendu des Alliés sur la côte méditerranéenne a finalement lieu le 15 août 1944. Cette opération doit permettre la destruction de la 19e armée allemande, d’entamer la libération du territoire et de récupérer les ports de Toulon et Marseille pour le ravitaillement des troupes. Tout au long de cette opération, de la préparation du débarquement à la libération des villes, la Résistance provençale apporte un soutien précieux aux Alliés.

En effet, la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur fait partie de celles qui ont connu des insurrections urbaines avant l’arrivée des troupes libératrices, à Marseille, Toulon, Nice, mais aussi dans nombre de localités plus petites comme Draguignan ou Arles. Les FFI ont également participé à la destruction des voies de communication préparant l’opération Dragoon, guidé les troupes débarquées dans leur avancée et harcelé l’occupant.

Auteur(s): Equipe PACA

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La préparation du débarquement haut ▲

La préparation du débarquement commence bien en amont du jour choisi pour le débarquement des troupes sur les côtes provençales.

Sur le plan militaire, les Alliés opèrent des missions de reconnaissance sur la zone retenue, afin de déstabiliser les forces allemandes par le biais de bombardements stratégiques sur les axes de communication et sur les installations côtières, mais aussi d’opérations de diversion.

La Mediterranean Allied Air Force, qui commence à œuvrer dès le mois de mai 1944, intensifie son action dans les jours précédant le 15 août. Des points stratégiques, comme par exemple les villes d’Arles et de Tarascon, situées au bord du Rhône, sont à plusieurs reprises les cibles des bombardements alliés.

Jusqu’au mois de juillet, le général Dwight D. Eisenhower se montre sceptique quant au rôle que peut jouer la Résistance intérieure dans les combats de la Libération. Il révise son jugement après l’appui offert par les FFI en Bretagne lors du débarquement de Normandie.

De nombreux parachutages d’armes sont alors réalisés au profit des maquis, tandis qu’équipes Jedburgh et missions interalliées sont envoyés en France pour épauler les résistants. Les Alliés confient à la Résistance différentes missions : destruction ou sabotage des voies et moyens de communication de l’occupant, de leur terrain d’aviation, attaque de dépôt d’armes et de carburants, actions de harcèlement contre les forces allemandes, etc. La Résistance intérieure aide ainsi les Alliés à « préparer le terrain » pour le 15 août.

Auteur(s) : Laetitia Vion
Source(s) :

Paul GAUJAC, Le débarquement de Provence, Histoire et Collections, 2004.

Exposition les Forces de la Liberté réalisée en 2014 par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG).

Le débarquement des troupes alliées en Provence haut ▲

En complément du débarquement de Normandie (opération Overlord), les Alliés décident de lancer, trois mois plus tard, une autre opération dans le Sud de la France, baptisée Dragoon. Il s’agit pour l’état-major allié d’ouvrir un second front sur le territoire français et de pouvoir bénéficier de ports en Méditerranée pour y acheminer hommes et matériel.

Dans la nuit du 14 au 15 août 1944, les parachutistes américains et britanniques de la Rugby Force sont largués dans la région du Muy afin de verrouiller les voies d’accès aux zones du débarquement, tandis que des forces spéciales prennent pied sur les plages et les îles du littoral afin d’isoler la tête de pont. A l’aube du 15 août, des centaines de navires alliés se devinent au large des côtes provençales. Suite à la préparation de la zone d’opération par les bombardements aériens et navals, les troupes d’assaut investissent les plages entre Cavalaire et Agay. Le 16 août, le premier échelon de l’armée B  du général de Lattre de Tassigny débarque entre Cavalaire et Sainte-Maxime.

La stratégie pour les suites de l’opération et la libération du territoire a préalablement été fixée : les troupes américaines doivent avancer par la Haute-Provence et la vallée du Rhône à la poursuite de l’armée allemande ; les troupes françaises doivent quant à elles prendre les ports de Toulon et Marseille.

Auteur(s) : Equipe PACA