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L'organisation militaire de la Résistance en Ile-de-France
Le général Jacques Chaban-Delmas, délégué militaire national, est le responsable militaire du Gouvernement provisoire (GPRF), placé sous l’autorité du général Koenig, commandant en chef des FFI resté à Londres pour coordonner les opérations avec celles des Alliés. Il est chargé de subordonner toute l’action militaire de la Résistance au général Koenig. Le Comité d’action militaire (COMAC), organisme de direction de commandement des FFI rattaché au CNR depuis mai, est composé de trois membres : Pierre Villon (Front national), Maurice Kriegel 'Valrimont' (MUR), et le commandant Jean de Vogüe "Vaillant" (mouvements de zone Nord). Au niveau national, le chef d'état-major FFI est Alfred Malleret-Joinville.
Lors de la création des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) le 1er février 1944, résultant de la fusion théorique de l’Armée secrète, des Francs-Tireurs et partisans et de l’Organisation de Résistance de l’armée, la France a été divisée en 12 régions militaires et des chefs militaires et régionaux ont été désignés. L’intensification de la répression allemande et de celle du gouvernement de Vichy avec l’installation de la milice en zone Nord, décime les rangs de l’état-major FFI en Ile-de-France. Dejussieu-Poncarral est arrêté en mai puis le commandant Lefaucheux début juin. Le 5 juin, le colonel Henri Tanguy, "Rol", lui succède à la tête des FFI de la région parisienne. Il dispose d’un adjoint pour le département de la Seine, le colonel de Marguerittes, alias « Lizé », officier de carrière, résistant de l’Organisation civile militaire.
La mise en place des structures départementales FFI de P1, qui s'étale sur plusieurs semaines, est loin d'être simple. La représentation des mouvements constitue l'un des problèmes les plus difficiles. Le chef régional donne son accord final aux désignations mais elles reviennent initialement aux mouvements et le cas échéant les Délégués militaires interviennent aussi. Fin juillet, chefs et états-majors départementaux sont pour l'essentiel en place dans la Seine (colonel de Marguerittes - "Lizé", OCM), en Seine-et-Oise Nord (Philippe Viannay - "Philippe" - de Défense de la France) et en Seine-et-Oise Sud (Pélissier - "Forestier, Duroc" - de Libération Nord, qui sera remplacé par Jacques Pastor - Front national - le 15 août). En Seine-et-Marne, les chefs départementaux des FFI sont successivement Jacques Desbois jusqu'à son arrestation le 24 juillet 1944, puis Hubert Desouches.
Roger Bourderon, "L'état-major régional FFI de la région parisienne de sa création à la percée d'Avranches" in Le Patriote Résistant, mai 2009.
Christine Levis


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