Les activités

Pour Christian Pineau (1), « la résistance militaire exige une hiérarchie, une discipline, une discrétion incompatibles avec la notion même de mouvement de masse. Elle ne peut employer que des hommes susceptibles de se déplacer, de combattre, de courir des risques relativement élevés. Et elle ne peut en employer qu’un petit nombre ». « La résistance politique, au contraire, n’exige pas de hiérarchie en dehors d’un encadrement très large. Elle laisse à chacun une grande part d’initiative individuelle. Elle ne nécessite pas le secret, mais au contraire, le maximum de propagande » (Rapport politique de « Francis », arrivé à Londres le 15 janvier 1943). Dans la mesure où la vocation des mouvements de résistance est d’associer les Français le plus possible au combat pour la libération du territoire, la résistance militaire doit être contrôlée par la direction politique des mouvements.

(1) Rapport politique de « Francis », arrivé à Londres le 15 janvier 1943. 

Plan de l'expo

Crédits

Biographie(s)

Propagande et lutte contre le STO haut ▲

Malgré la mise en place du STO et les encouragements à ne pas se présenter aux recensements, les réfractaires ne sont invités à rejoindre les maquis qu’au début de l'année 1944 (Libération du 25 janvier 1944).

Le renseignement haut ▲

Lors de son voyage à Londres, en février 1942, Christian Pineau a reçu la consigne, pour remplir des missions politiques, de mettre sur pied le réseau Phalanx. Pineau, devenu inspecteur au ministère du Ravitaillement du gouvernement de Vichy, prend la tête de la branche de zone Sud, tandis que Jean Cavaillès se charge de Phalanx - Nord, qui devient plus tard Cohors.

Les activités paramilitaires haut ▲

L’organisation paramilitaire de Libération-Nord était jusque ici peu développée par rapport aux autres mouvements, malgré la présence de nombreux officiers de carrière. De retour de Londres en 1943, Cavaillès organise des groupes francs et charge le colonel Zarapoff, aidé de Jean Gosset, de constituer l’Armée secrète (AS) du mouvement. Mais les volontaires manquent, la plupart du temps, d’instruction militaire et d’armes.