Concours photographique 2012-2013 Reflets d'Icônes

1er prix, catégorie lycée individuel

- 25 Juin 2013

Lycée Felix Esclangon – MANOSQUE
Elève de 1ère
Travail encadré par Madame GUILLOT.



Auteur
Jean-Baptiste DEJARDIN
Légende

Pour ce concours qui consiste à représenter une reconstitution d’une scène de la Résistance française j’ai choisi l’image numéro sept, appelée « Le Renseignement » qui montre un opérateur radio résistant.


Pour cette reconstitution j’ai choisi d’utiliser les LEGO qui sont des briques encastrables et des personnages. Ce choix est motivé par deux raisons : tout d’abord, ma passion pour les LEGO qui est de longue date, j’adore tout ce qui touche à cet univers et bien souvent, en compagnie d’ami(e)s nous réalisons des films amateurs mettant en scène différentes figurines et différentes constructions, puis, les LEGO étant des jouets à connotation enfantine, très connus ils créent un lien avec le mot « enfant » dans l’esprit des individus. Dans le cadre de mon projet, ce choix rend hommage aux multiples enfants qui ont œuvré pour la Résistance durant l’oppression nazie de la Seconde Guerre Mondiale. Effectivement, ces enfants, au péril de leurs vies, n’hésitaient pas à faire passer des armes, des vivres ou même des messages aux maquisards. Ce sujet me touche personnellement car une amie à moi a tenu ce rôle, elle faisait partie de ces enfants, d’une dizaine d’années qui ont aidés et soutenu les résistants et bien souvent elle me parle de son expérience qui m’a fortement marqué.


A présent, je vais vous parler du choix de l’image numéro sept, qui représente donc un opérateur radio. Cette image m’a plu car non seulement elle représente un aspect peu connu de la Résistance, en effet on a tendance à oublier que les nombreux opérateurs résistants ont été précieux pour la mise en place d’opérations militaires importantes comme le débarquement en Provence. Dès que j’ai vue cette photographie, ma production s’est imposée à moi, le cadrage et l’éclairage coulaient de source.


Tout d’abord, le cadrage est à expliquer car il diffère de l’original. J’ai fait un cadrage plus large, plus végétal, plus sombre et flou à l’arrière plan que l’original car je voulais accentuer la solitude des maquisards car la photographie original peut prêter à confusion et on peut imaginer d’autres résistants, soldats ou civils, à cinq ou dix mètres de l’opérateur. Ici, en élargissant la photo j’ai montré le paradoxe de la solitude du maquis et en même temps le contact vers l’extérieur visible à travers la radio. Ce paradoxe est d’autant plus présent au niveau des lumières de la photographie, on peut voir que l’opérateur canalise presque toute la lumière présente car l’opposition noir (maquis, végétation, solitude) et blanc (contact avec l’extérieur) frappe le spectateur qui a les yeux qui convergent vers l’opérateur qui est le centre de la photographie. De plus, les regards centrés des deux personnages sont accentués toujours dans le but de montrer leur isolement physique face au reste du monde. Pour conclure, on peut dire que le choix de cette photographie est extrêmement personnel, et que le choix de la présentation l’est aussi, en effet dans tout les cas, ce sont des choses qui me tiennent à cœur et que j’ai pris plaisir à faire, à mettre en place et à photographier.