"Le réseau dit du Musée de l'Homme"

La principale organisation qui se développe en zone occupée à partir de l’automne 1940 est celle du Musée de l’Homme à Paris. Elle montre le rôle des sociabilités développées avant-guerre dans l’émergence de la résistance pionnière. Constitué autour du linguiste Boris Vildé, ce groupe agrège autour de lui d’autres noyaux naissants de résistants : des avocats rassemblés autour de Léon-Maurice Nordmann, un cercle d’écrivains formé par Jean Cassou et Agnès Humbert, une organisation d’aide aux prisonniers de guerre évadés dirigée par le colonel Hauet et l’ethnologue Germaine Tillion. Cette « nébuleuse » du Musée de l’Homme illustre le passage d’actions individuelles à une première forme d’organisation collective. Elle montre également les tâtonnements qui caractérisent les débuts de la Résistance. Les règles de la clandestinité ne sont pas systématiquement appliquées et les différentes activités ne font pas encore l’objet de cloisonnements, comme ce sera le cas par la suite avec une séparation nette entre les mouvements et les réseaux.

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