"L'Organisation civile et militaire"

L'Organisation civile et militaire (OCM) naît en zone occupée, à la fin de 1940, de la fusion de deux groupes de résistants. L'un, dirigé par Maxime Blocq-Mascart, recrute chez les hauts fonctionnaires, les cadres supérieurs, les universitaires, les journalistes. L'autre, dirigé par Jacques Arthuys, se nourrit de contacts chez les militaires. Les animateurs de ce groupe sont, outre Arthuys, Pierre Lefaurichon, Jean Mayer, Bergeron et l'architecte Roger Souchère. Ce groupe est en contact avec Alfred Heurtaux, responsable du réseau Hector, qui va intégrer ses groupes dans ceux de l'OCM naissante. Arthuys prend la tête du mouvement. Il installe son PC chez lui, avenue Victor-Hugo, où il est aidé par sa secrétaire, Vera Obolensky.
Le premier état-major de l'OCM se compose d'Arthuys, chef du mouvement, Roger Souchère, chef d'état-major, Jean Mayer, responsable du premier et troisième Bureau, Alfred Touny, 2e bureau, et Blocq-Mascart pour les affaires civiles. Les premières activités du mouvement consistent en la recherche de renseignements à caractère industriel et militaire, la recherche et la dissimulation d'armes dans la perspective d'une action militaire. La première génération des chefs de l'OCM est rapidement décimée. Jacques Arthuys est arrêté le 22 décembre 1941. Il mourra en déportation en juillet 1943. Lefaurichon, arrêté en même temps que lui, est relâché en avril 1943, par manque de preuves.

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